Les boissons sucrées : au-delà du sucre

Nous apprenions cette semaine que l’usine de Coca-Cola de Lachine a été choisie par la multinationale pour recevoir un investissement de 30 millions de dollars, qui permettront à l’usine d’accroître sa production de 30%. Nous tenons à rappeler que les conséquences environnementales de la production et du transport des boissons sucrées, bien que moins connues que les problèmes de santé engendrés par leur consommation, sont tout aussi dommageables et doivent être considérées.

Pour en apprendre plus sur le sujet, vous pouvez consulter le rapport produit par la Coalition Eau Secours! « Les boissons sucrées : au-delà du sucre » et portant sur les impacts environnementaux de la production des boissons sucrées au Québec.

Chaque étape du cycle de vie d’une boisson sucrée a des impacts sur l’environnement, particulièrement lors de la production du contenu et des contenants en aluminium et en plastique. Il est important de noter que 125 litres d’eau sont nécessaires pour produire une bouteille d’un demi-litre de boisson sucrée et son contenu, et 89 litres pour une canette d’aluminium de 355 ml. De plus, la fabrication des contenants génère des résidus hautement toxiques, entrainant des risques de contamination des eaux, des sols et de l’air. Le transport du produit est quant à lui source d’émission de gaz à effet de serre. Finalement, certaines boissons sucrées ne sont pas consignées et 42 % des bouteilles de boissons gazeuses qui le sont finissent leur vie dans la nature ou dans les sites d’enfouissement, où elles se dégraderont après 400 ans.

Les ressources naturelles du Québec, en particulier l’or bleu, doivent être protégées plus rigoureusement. Le gouvernement doit assurer la pérennité de cette ressource essentielle et menacée qu’est l’eau.