Lettre d’un membre: Eau et capillarité

Un membre d’Eau Secours nous a fait parvenir une lettre de réflexion sur l’eau et la capillarité qu’il nous fait plaisir de vous transmettre en intégralité. Bonne lecture!

Eau et capillarité

La géographie nous apprend que notre planète contient trois fois plus d’eau que de terre. Une récente exploration en a découvert trois fois plus qu’à ciel ouvert. Une technique a permis la découverte[1]. Que résulte-t-il des sols qu’elle mouille, comment et jusqu’où s’étend-elle? Y a-t-il moyen de mieux connaître le mouvement des eaux? Oui, avec l’information des spécialistes. Des gens d’expérience peuvent en dire là-dessus. Que de courants baignent notre planète! Les débits s’échelonnent entre calibres minimaux et imposants volumes.

De ces variétés existent sous terre. De féeriques et pittoresques rivières, de merveilleuses grottes[2], des cours d’eau caverneux accessibles à l’excursion pédestre et l’exploration, d’autres étant navigables. En voici des touristiques[3] se déversant en de spacieux tunnels alternés de difficultés et de bouts accidentés. Il en paraît de solides structures artistiquement érodées en pierres massives disposées en sinuosités inégales empilées sur un pan mural arc-bouté en un tout fondu dans du magma granitique.

Dû à des phénomènes naturels, se maintient le cycle de l’eau. Il est possible – ce qui sera ci-après signalé – que d’autres sources que les pluies abreuvent la planète. Combien en faut-il de cet élément pour fournir seulement les déversements de forts et moindres débits? S’ajoutent des étendues et bassins immenses, fontaines, lieux arrosés d’où émanent des vapeurs qui, à telle altitude, se condensent en nuages entraînés dans la sphère orbitale suivant la courbe de l’arc-en-ciel.

Ce qui suit suppose du ruissellement sur et sous la terre. Pour circuler en tel cas, l’eau a besoin de vaisseaux capillaires et autres circuits intégrés en du matériel filtrant, comme la mèche qui canalise le fioul alimentant la lampe. Les plantes, les tissus et les minéraux ont cette propriété d’absorber de l’eau et d’en suinter. Ainsi des végétaux, l’arbre est pourvu de composantes fibreuses par où, de la racine à la frondaison, l’élément nourricier le fait vivre.

Ce dont la plante a besoin et que s’effectue le besoin d’eau, d’autres matières en sont pourvues. Des compositions géologiques absorbent et canalisent l’eau. À travers certaines formations de rochers et de minéraux, il peut y avoir des interstices et fissures de blocs laissant libre cours à l’effet montant, occasionnant des confluents de courants à contre-pente et gravitationnels. De multiples jets d’eau, même petits, il peut en résulter des reflux qui font déborder les fontaines, les lacs et les puits, soit en surface, soit plus creux.

Qu’il y ait des courants ascendants s’appuie sur de savantes découvertes : une immense réserve d’eau souterraine, constituée d’eau non stagnante, puisque les océans en auraient suintés[4]. Ce qui suppose du ruissellement qui sourd dans la terre ou de la terre. Les scientifiques donnent des traits à cette eau : non liquide, ni gazeuse ou glacée, mais intégrée à un minéral, la ringwoodite. Les spécialistes la pensaient originaire d’une autre planète. Pourquoi ne viendrait-elle pas de notre planète?

Phénomènes terrestres et atmosphériques que le changement de l’état et direction des eaux. Qu’est-ce qui fait qu’une continuelle montée d’eau qui ruisselle de la terre puisse fournir la végétation et qu’il y ait des reflux au fond des masses d’eau lacustres et des vapeurs qui s’en émanent et se transforment en nuages à leur point culminant?

Au cours de promenades et vécus, des sources d’eau ont piqué ma curiosité : au bord du lac Winnipeg, j’aperçois un boitier de puits artésien qui débordait à flot; la butte d’eau avait la forme d’une coupole. À Mirabel, chez un beau-frère, après avoir essayé de calfeutrer le débordement de son puits, il fallut un drain de 4 pouces pour éviter des dégâts. À côté de chez moi, deux autres boitiers : l’un a besoin d’un drain jusqu’à un fossé, l’autre déborde sur une surface perméable. En Ontario, une de mes connaissances s’était fait creuser un puits de 34 pieds en terre et 25 dans le rocher. Il débordait à quatre pieds de surface, ce qui lui procurait de l’eau par gravité au sous-sol. Les reliefs du Mont Saint-Hilaire sont autour de 1358 pieds. Le fleuron du site enchanteur, le lac Heurtel, est au centre des sommets à 174 mètres d’altitude. Un coup de fil à la mairie de Beloeil m’apprend qu’il y eu déjà un aqueduc qui, de ce lac, alimentait la ville en partie.

Certaines excavations donnent un aperçu des biais où l’eau s’épanche. La structure géologique conditionne le cours des vaisseaux aquifères. Entre autres, la plus ou moins grande concentration d’humidité dans l’air affecte le climat.

Quel phénomène fait couler l’eau à contre-pente? Ce peut-il qu’entre en jeu la force centrifuge et centripète produite par la terre qui tourne à 1000 miles à l’heure, soit une turbine génératrice d’électricité qui, combinée avec d’autres planètes, aurait des répercussions magnétiques d’une certaine ampleur? La lune n est une qui au moins influe les marées. Le détournement de masse d’eau peut-il se faire sans inversement des pentes?

 

Roch Vézina

Sainte-Brigitte-de-Laval

 

[1] Un océan gigantesque à 700 km sous la surface de la terre.

[2] Les grottes de Castella

[3] Rivière La Bouiche et Rivière souterraine de Vall

[4] Découverte d’un océan souterrain par l’équipe du docteur Steven Jacobson