Une lettre des élèves de 5e année de l’école primaire Montmartre

Nous adorons recevoir des lettres de citoyens et de citoyennes engagé-s pour la cause de l’eau. Et nous adorons les partager avec nos membres!

Nous avons reçu une lettre bien spéciale dernièrement: les élèves de 5e année de l’école primaire Montmartre à Pointe-aux-Trembles nous ont écrit pour nous faire part d’une idée innovante qu’ils et qu’elles ont eue. C’est avec plaisir que nous partageons avec vous cette lettre dans son intégralité. Que c’est beau de voir la jeunesse s’intéresser aux enjeux de l’eau!

 

Bonjour,

Dans le cadre d’un projet de recherche, des élèves de 5e année de l’école primaire Montmartre situé dans le quartier Pointe-aux-trembles de Montréal ont eu une idée innovante dont ils aimeraient vous faire part.

Le groupe a étudié le cycle anthropique de l’eau. Ils devaient alors identifier une problématique. Les étudiants ont choisi de travailler sur le rejet des eaux usées. Principalement,  la présence de produits toxiques dans le fleuve St-Laurent. Ils ont appris que plusieurs espèces de poissons souffrent de la présence de ces produits dans l’eau. L’esturgeon noir étant d’ailleurs une des espèces menacées.

Le phosphore dans l’eau les a beaucoup préoccupés, car ils ont appris en visitant l’usine d’épuration de Montréal que celui-ci n’était traité qu’à 70%.

Après plusieurs recherches, les élèves ont découvert que l’eau usée provenant des piscines étaient l’une des grandes sources de phosphore dans les égouts. Imaginons l’ampleur…il y a plus de 500 000 piscines au Québec!

Ils ont eu l’idée innovante de faire installer dans les filtreurs à piscines, un système qui permettrait aux utilisateurs de déposer obligatoirement un produit antiphosphore dans l’eau des piscines avant son évacuation dans les égouts. L’eau ainsi rejetée est souvent  verte et elle contient un haut taux de phosphore. En la filtrant avant son rejet, on élimine  une grande quantité de phosphore à la base. Il y en a donc moins à l’usine et moins dans le fleuve St-Laurent.

Nous croyons que les compagnies de filtreurs pourraient facilement installer ce système antiphosphore.

La qualité de vie en serait alors augmentée, la santé du fleuve St-Laurent préservée et la vie des esturgeons protégées!

Merci d’avoir pris le temps de lire notre partage.

Les élèves de 5e année de l’école primaire Montmartre