Commercialisation

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Le gouvernement du Canada s’oppose actuellement à l’exportation à grande échelle de l’eau sur son territoire. De telles exportations nécessiteraient en effet le détournement des rivières pour faire passer l’eau d’un bassin versant à un autre, ce qui aurait de terribles conséquences sur l’environnement et la société. Certains vantent depuis des années les avantages qu'il y aurait à construire des barrages sur les rivières du Canada et à en détourner l'eau pour l'exporter aux États-Unis par exemple. Heureusement, ces propositions jouissent toujours d'un faible soutien politique. Avec les changements climatiques, le phénomène de pénurie est toutefois grandissant et plusieurs états dans le monde ont commencé à entreprendre des mesures pour s’assurer d’un approvisionnement suffisant.

 

Si aucune mesure n’est adoptée pour interdire l’exportation de l’eau, les projets continueront d’être réfléchis comme ce fut le cas lors du sommet sur l’économie et de l’emploi de novembre 1996 ou la suggestion d’exporter l’eau du Québec en vrac fut proposée. En 2009, L'Institut économique de Montréal a également proposé d'exporter en vrac de l'eau québécoise sur une base commerciale.  Dans le contexte ou des pénuries d’eau douce se font de plus en plus sentir à travers le monde, l’enjeu de la commercialisation de l’eau demeure donc encore aujourd’hui entier et à surveiller avec attention.