Eau Secours à la COP29
La place de l'eau dans les discussions climatiques
Du 11 au 22 novembre, les yeux du monde étaient rivés sur Bakou en Azerbaidjan où se tenait la 29e conférence des parties (COP) de l'ONU. Antoine Camion, notre chargé de projet stagiaire accès à l'eau, était sur place afin de mettre de l'avant les enjeux de l'eau.
Contexte
Les COP sont des conférences internationales annuelles sur le climat, organisée sous l’égide des Nations Unies, qui réunissent la plupart des pays du monde afin de discuter des actions nécessaires pour limiter le réchauffement climatique et protéger l’environnement. Ces rassemblements permettent aux gouvernements de fixer des objectifs pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux impacts du changement climatique. En plus des représentants officiels des pays participants, des représentants d’autres secteurs peuvent également participer.
Bakou a donc accueilli des représentants de plus de 190 pays dans le cadre de la COP 29. À noter que le choix du pays hôte ne fait pas l’unanimité, comme ce fut le cas l’année dernière et à quelques reprises dans l’histoire de ces conférences. L’économie de l’Azerbaidjan repose principalement sur l’industrie pétrolière et gazière ce qui mène plusieurs à être sceptiques quant aux intentions du pays hôte.
Malgré les nombreuses critiques, les COP demeurent essentielles pour rassembler les nations du monde autour des tables de négociations où, par exemple, de plus petits états peuvent faire valoir leurs droits d’obtenir des restitutions pour les dommages et les coûts d’adaptation aux changements climatiques.
Antoine Camion, notre chargé de projet accès à l’eau, présente les raisons et objectifs de notre participation à la COP29.
Antoine partage ses premières impressions et réalisations sur place à Bakou en Azerbaïdjan.
Antoine partage une mise à jour à l’approche de la fin de cette 29e COP.
Nos objectifs
En s’appuyant sur notre expérience acquise lors de la COP 27, cette 2e expérience fut des plus fructueuse. Les COP sont avant tout des lieux de négociations entre pays et, en tant que membre de la délégation canadienne, nous avons pu assister à différentes séances de négociations, échanger avec des négociateur-trice-s du Canada, et également prendre connaissance des processus décisionnels menant à la reconnaissance (ou non) des droits humains dans l’adaptation aux changements climatiques. C’est pourquoi d’ailleurs il est primordial que des organisations de la société civile telle qu’Eau Secours soient présentes pour porter la voix des citoyen-ne-s et ainsi impacter positivement d’autres sociétés.
Plus concrètement, notre présence en Azerbaïdjan nous a permise d’aller à la rencontre d’un grand nombre d’acteurs mondiaux dans le domaine de l’eau. Ce fut le moment idéal pour discuter, échanger, et en apprendre davantage sur les pratiques venant d’ailleurs, principalement en ce qui concerne la gestion et la protection de l’eau. Un grand travail d’acquisition et de collecte d’informations a été effectué.
Ensuite, nous avons participé de façon active aux débats autour des changements climatiques, en incorporant dans les discussions les enjeux d’eau à l’aide de nos homologues de différentes nations œuvrant pour la protection du droit à l’eau potable. Effectivement, lors de ces évènements internationaux, la majeure partie des efforts est dirigée vers la réduction des gaz à effet de serre dans l’atmosphère et pour bonne cause. Mais il est important de garder à l’esprit que les enjeux entourant les changements climatiques sont multiples, et s’inscrivent dans des dynamiques qui impliquent de nombreux secteurs. C’est pourquoi l’un de nos objectifs principaux était d’inclure les enjeux d’eau dans les discussions, dans le but d’élargir le débat autour des changements climatiques.
Pour en savoir plus sur l’expérience d’Antoine, notre chargé de projet accès à l’eau, qui était sur place à Bakou, consultez notre infolettre en cliquant ici (lien à venir).