VIdéo: L’importance des milieux naturels dans le cycle de l’eau | Vire au vert

Vidéo: L'importance des milieux naturels dans le cycle de l'eau | Vire au vert

20 septembre 2022

Les milieux naturels jouent un rôle crucial dans la protection de nos réserves d’eau douce et donc de l’accès à l’eau potable au Québec. Comme on le dit souvent, tout est lié, et ceci est particulièrement vrai lorsqu’on regarde comment les milieux naturels sont liés au cycle de l’eau. Pourquoi, alors, voit-on disparaître encore et encore ces milieux si essentiels? 

Qu’est-ce que le cycle de l’eau? C’est le mouvement de l’eau qui s’effectue à l’échelle planétaire tout comme à l’échelle régionale. Ce cycle se divise en quatre grandes phases. Tout d’abord, il y a l’évaporation de l’eau de surface vers sa forme gazeuse qui, ensuite, créera de la condensation formant ainsi les nuages. Cette eau retourne éventuellement au sol sous forme de pluie ou de neige lors de la 3e phase: la précipitation. Une fois l'eau revenue au sol, il y a soit infiltration vers les nappes phréatiques ou ruissellement, par exemple, lorsque que l’eau atterrit sur des surfaces imperméables comme le béton, l'asphalte, les infrastructures, etc. Dans ce dernier cas, l’eau rejoindra éventuellement un cours d’eau, puis finira sa course dans la mer. 

Selon Olivier Kölmel, chargé de la campagne forêts et porte-parole chez Greenpeace Canada, nos lois ne sont pas suffisamment à jour pour permettre une protection adéquate de nos milieux naturels et de la biodiversité. Sachant que 25% des milieux naturels du monde se trouvent au Canada, nous avons un devoir et une responsabilité de protéger ces espaces pour assurer le maintien de la biodiversité et du cycle de l’eau. 

Vu leur importance pour la survie de toutes les espèces de la Terre, incluant l’humain, pourquoi tardons-nous à protéger de plus grandes portions du territoire québécois? M. Kölmel nous rappelle que nous avons tendance à nous écarter de la nature. Nous excluons l’humain de notre conception de la nature alors que nous en faisons partie et en dépendons directement pour assurer notre survie – non pas d’un point de vue d’exploitation des ressources, mais d’un point de vue de partie prenante de la biodiversité. 

Il ajoute ensuite que notre exploitation des ressources a dépassé les limites de la nature. Plutôt que de voir la nature comme un ensemble de fonctions interconnectées, nous fragmentons notre relation avec celle-ci. Un exemple concret serait notre manière d’exploiter les forêts au Canada. En coupant sans cesse et plus rapidement nos forêts, celles-ci se rajeunissent. Avant elles pouvaient atteindre 200 à 400 ans d’âge, mais maintenant, elles sont coupées à 40-50 ans et on limite les repousses aux 2 ou 3 essences que nous jugeons importantes commercialement. En plus de la perte directe de biodiversité engendrée par cette méthode, nous voyons apparaître des conséquences plus subtiles. Le caribou forestier ne peut se nourrir adéquatement que dans des forêts âgées de plus de 50 ans. En privant cette espèce emblématique de sa source idéale de nourriture, nous le vouons à disparaître 

En perdant toute cette biodiversité, nous perdons également la capacité de rétention d’eau de ces milieux naturels qui servent de zones tampons. Et les conséquences sont importantes. Entre 2017 et 2019, 314 municipalités ont été impactées par des inondations dont les coûts sont énormes, autant financiers que pour la santé et la sécurité de la population. 

Plusieurs solutions existent déjà pour réduire le ruissellement: plates-bandes récoltrices, barils de récupération d’eau de pluie, surfaces urbaines perméables qui permettent l’infiltration des eaux, etc. Ces infrastructures naturelles sont de plus en plus déployées dans les villes du Québec, mais M. Kölmel rappelle qu’il faut également revoir notre conception des infrastructures et considérer les infrastructures dites vertes comme des investissements plutôt qu’un coût pour la société. Un arbre, en grandissant, crée de la valeur. C’est tout le contraire pour les infrastructures grises, telles que les routes, qui ne font que se dégrader et nécessitent d’être continuellement réparées et entretenues. 

Il ajoute qu’il faut également revoir notre connexion à la nature et aux forêts où l’on trouve 80% de la vie terrestre. Les communautés locales et autochtones sont ainsi indispensables pour nous partager leurs savoirs et connaissances du territoire! Plusieurs groupes à la grandeur du Québec s’organisent pour la protection de leurs milieux naturels. Leurs préoccupations sont importantes pour l’ensemble de la collectivité, il faut absolument les écouter! 

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