2026-10-21 lettre ouverte - lettres mandat

L’environnement, une mission à refléter dans les lettres de mandat

21 octobre 2026

Malgré les efforts des groupes environnementaux québécois et les inquiétudes citoyennes bien réelles, l’environnement a été le grand oublié de la campagne électorale provinciale. Pourtant, retarder l’action environnementale n’est plus possible ; il en va de la sécurité, de la santé et du bien-être de la population. Le gouvernement nouvellement élu doit faire de l’environnement une priorité. Nous sommes rassurés que, dans son plan environnemental, le parti maintenant au pouvoir partage ce constat.

Le premier ministre nommera les membres de son Conseil des ministres le 21 octobre et transmettra éventuellement à chacun une lettre de mandat précisant leurs responsabilités et leurs objectifs. Nous lui demandons de faire de l’environnement un dossier transversal prioritaire à travers l’ensemble du gouvernement en intégrant les principes suivants dans les lettres de mandat de ces nouveaux ministres.

Pour une approche pangouvernementale

Puisque l’environnement est lié à toutes les facettes de notre société, sa protection ne peut pas être la responsabilité unique d’un seul ministre. Des enjeux aussi transversaux que la transition énergétique ou la protection de la biodiversité exigent une vision commune et une collaboration entre les ministères. Trop souvent, nos organisations ont constaté le travail en silo entre les ministères, voire entre les départements d’un même ministère, ou, pire encore, la mise en opposition des différentes missions de l’État alors qu’une approche pangouvernementale serait au bénéfice de toutes et tous.

Nous nous réjouissons qu’en campagne électorale, le Parti québécois se soit engagé à réformer le régime forestier en remettant au cœur de la démarche la conservation de la biodiversité et les droits des peuples autochtones. Bien que cette réforme soit pilotée par le ou la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, il s’agit d’une opportunité d’action concertée avec d’autres ministères, en encourageant le développement économique régional, mais aussi en facilitant l’identification des territoires à protéger pour l’atteinte de la cible de protection de 30 % du territoire d’ici 2030.

Au-delà des bénéfices pour la biodiversité et le climat, la protection du territoire contribue au rayonnement de notre identité. Les paysages naturels, ses plans d’eau et les espèces emblématiques font la fierté des Québécoises et Québécois de toutes les régions.

Notre culture passe par la protection de la nature et son accès pour l’ensemble de la population. Selon les engagements électoraux du parti maintenant au pouvoir, le ou la ministre de l’Environnement sera appelé à développer une Politique nationale d’accès aux berges, aux plans d’eau et aux milieux naturels. Afin d’étendre les bénéfices de l’accès à la nature et de contribuer à la fierté nationale, les ministres responsables des Affaires municipales, de la Culture, de l’Éducation, du Plein air et de la Santé, et du Tourisme, notamment, devront être mis à contribution pour faire vivre cette politique dans le quotidien de la population.

Un geste fort

Et, puisque les engagements environnementaux pris à l’international ou lors de campagnes électorales ne doivent pas être de simples vœux pieux, le premier ministre doit exiger que ces ministres soient imputables de leurs actions et des cibles que le gouvernement se donne. Un geste fort en ce sens serait de mandater le ou la ministre de l’Environnement d’adopter une loi-cadre sur le respect des engagements climatiques, des cibles en matière de biodiversité et de protection du territoire, comme s’y est engagé le Parti québécois en campagne électorale. Cette loi limiterait les risques de reculs et renforcerait le rôle du Comité consultatif sur les changements climatiques pour que les décisions gouvernementales soient davantage fondées sur la science.

Enfin, une planification concertée de l’aménagement du territoire est le socle d’une saine gouvernance, que ce soit en matière de mobilité durable ou de protection des milieux naturels. En terres privées, le gouvernement confie aux acteurs municipaux la tâche d’harmoniser les différents usages du territoire ; en conséquence, il doit s’assurer qu’ils ont les ressources pour mener à bien cette mission. La révision des schémas d’aménagement et de développement par les MRC devra être des priorités du ministre des Affaires municipales afin de réaliser les nouvelles orientations gouvernementales, y compris celles sur la résilience climatique et la protection des ressources en eau.

En terres publiques, nous invitons les différents ministres à planifier ensemble les multiples usages forestiers, miniers et énergétiques en tenant compte des besoins et préoccupations des communautés locales et autochtones, ainsi que les limites des écosystèmes naturels.

À travers tous ces mandats, les ministres doivent viser à accroître la participation citoyenne et pour redonner confiance à la population, assurer le respect des normes environnementales sur le terrain. Deux conditions indispensables pour le rétablissement d’un lien de confiance avec les citoyens sont la transparence et les outils démocratiques. La lettre de mandat du ou de la ministre de l’Environnement devrait donc inclure la mise en place du registre public d’information environnementale tel que prévu à la loi depuis 2017 et dans la plateforme du Parti québécois.

En faisant de l’environnement un enjeu transversal dans les lettres de mandat de ces ministres, le premier ministre élu aurait l’occasion de passer de la parole aux actes.

Signataires 

  • Alain Branchaud, SNAP Québec
  • Alice-Anne Simard, Nature Québec
  • Thibault Rehn, Vigilance OGM
  • Cyrielle Maison, Fondation David Suzuki
  • André Bélanger, Fondation Rivières
  • Daniel Rotman, Équiterre
  • Karel Ménard, Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets
  • Rébecca Pétrin, Eau Secours
  • Martin Vaillancourt, Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec
  • Samuel Pagé-Plouffe, Vivre en Ville
  • Geneviève Paul, Centre québécois du droit de l’environnement
2026-10-09 reaction rapport eau douce

Réaction – Publication du Rapport comité permanent environnement et développement durable

9 octobre 2026

En mai dernier, le Comité permanent de l’environnement et du développement durable publiait son rapport Préserver l’eau douce du Canada pour aujourd’hui et pour l’avenir [1]. Ce rapport s’appuie sur près de 180 rencontres auprès d’experts en gestion de l’eau douce à travers le pays à l’hiver 2024, rencontres dans le cadre desquelles Eau Secours a pu présenter sa lecture des enjeux et ses recommandations au Comité. Nous sommes très heureux de notre participation à cette réflexion pancanadienne et sommes particulièrement fiers de retrouver deux de nos recommandations parmi les 88 recommandations émises par le Comité.

Effectivement, la troisième recommandation propose que le gouvernement du Canada crée une table ronde intergouvernementale sur l’eau qui permettrait une meilleure collaboration et responsabilisation des enjeux d’eau qui se trouvent parfois à la jonction des compétences. Cette recommandation rejoint une grande lacune en gestion de l’eau canadienne présentée par Eau Secours, qui est celle d’une gouvernance trop divisée entre les paliers de gouvernements selon les compétences de chacun.

La 54e recommandation du rapport du Comité tient également compte des préoccupations d’Eau Secours concernant le manque de leadership fédéral. En effet, sans une direction forte pour favoriser le partage et la collaboration entre les paliers de compétences, la gestion de l’eau demeure fortement fragmentée et encourage une déresponsabilisation mutuelle des autorités provinciales et fédérales. Dans ses recommandations, le comité propose que l’Agence canadienne de l’eau, une nouvelle instance dans le paysage de l’eau au Canada, établisse des normes pour la collecte, l’évaluation et la diffusion de données de bonne qualité sur l’eau, de connaissances (incluant les savoirs autochtones) ainsi que des outils communautaires de surveillance et de gestion. 

La gestion et la protection de l’eau au Canada s’améliore lorsque des comités transpartisans invitent et écoutent les experts du domaine. Nous saluons le travail de rigueur du Comité permanent et demeurerons présents afin de transmettre aux décideurs nos lectures et nos recommandations pour une gestion harmonieuse et transparente de l’eau au Canada.

[1] Pour lire le rapport complet : https://www.noscommunes.ca/documentviewer/fr/45-1/ENVI/rapport-5/page-21

20261007 -reaction pesticides

Traces de pesticides dans l’eau potable?! Pas de panique, réduisons à la source!

7 octobre 2026

La semaine dernière, nous apprenions que des résidus d’un pesticide étaient présents dans l’eau potable de plusieurs municipalités du Québec, une contamination qui dépasserait les normes européennes[1]. 

Cette récente analyse soulève des questions relatives aux normes canadiennes et à la place du principe de précaution dans notre approche à la santé environnementale, mais elle suscite également des questions sur les responsabilités de nos institutions. La responsabilité de produire l’eau potable et de l’acheminer aux citoyens revient aux municipalités. Cependant, celles-ci n’ont aucun contrôle sur la qualité de l’eau en amont de leur prise d’eau municipale.

Au Québec, les sources d’eau potable, comme l’ensemble des plans d’eau, sont vulnérables à la contamination par les industries et les activités agricoles. Effectivement, le ruissellement de l’eau sur des sols contaminés facilite le transport des pesticides utilisés en agriculture vers les milieux hydriques où s’approvisionnent en eau potable nos municipalités. Dans un contexte de déficit d’investissement pour l’entretien des infrastructures municipales, il serait nettement plus efficace de prévenir à la source en réduisant le lessivage de ces contaminants vers nos cours d’eau au lieu d’exiger de nos municipalités qu’elles s’arment de nouvelles technologies pour suivre l’émergence des contaminants? 

Ce qui mérite d’être clarifié est que l’eau embouteillée n’est pas une meilleure option à la présence de contaminants toxiques. Hélas oui, les bouteilles de plastiques à usage unique contiennent notamment des concentrations alarmantes de fragments de plastiques (nanoplastiques)[2], [3].

Donc, que faire? Eau Secours s’engage à solliciter le nouveau gouvernement en place à l’assemblée nationale afin qu’il : 

  • réinstaure un programmes de surveillance d’eau de surface complet [4], 
  • mette en place des normes réglementaires de contaminants présents dans les eaux de surfaces afin que des actions soient imposées dans les bassins versant les plus problématiques
  • donne les ressources nécessaires au ministère de l’Environnement pour déployer un suivi rigoureux des rejets agricoles et industriels dans nos eaux de surface. 

En priorisant une réduction à la source, il est possible de soutenir les municipalités dans leur responsabilité de produire une eau potable de qualité tout en améliorant l’état de l’eau dans l’environnement – un résultat positif pour la santé environnementale et humaine!

Sources

  1. https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2287329/contamination–metolachlore-glyphosate-roundup-toxique
  2. https://www.lapresse.ca/actualites/environnement/2025-09-10/etude/les-bouteilles-d-eau-source-importante-de-nanoplastiques.php
  3. https://eausecours.org/enjeux/microplastiques/
  4. https://www.quebec.ca/nouvelles/actualites/details/surveill-eau-suivi-qualite-eau-potable-72334
2026-09-29 Réaction au rapport de l'IREC-1

L’eau des municipalités accaparée par des entreprises privées : une nouvelle étude sonne l’alarme

29 septembre 2026

Montréal, le 29 septembre 2026 – Un rapport de recherche réalisé par l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) soulève des tendances préoccupantes dans la gestion des services d’eau au Québec. Après examen d’une banque de contrats privés octroyés par les municipalités, l’IRÉC identifie une influence croissante du secteur privé dans les services d’eau à travers la province qui inquiète le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-Québec) et Eau Secours. Pour les deux organisations, le constat du rapport est alarmant: là où les municipalités ont recours au privé, elles dépendent d’un marché presque oligopolistique, avec très peu de concurrence; l’expertise publique s’érode et les mécanismes de transparence sont insuffisants.

Une concentration du marché qui inquiète

Eau Secours et le SCFP-Québec s’alarment d’abord du fait que deux entreprises seulement se partagent la majorité des contrats en gestion d’eau octroyés par les municipalités. À elles seules, les filiales du Groupe HELIOS, joueur principal dans ce marché, obtiennent les deux tiers des contrats et accaparent 86 % de leur valeur totale.

À une faillite près d’un monopole, dans un contexte où l’accès aux données est très difficile, le risque d’abus illégaux tels le trucage d’offres ou la fixation de prix est réel, mettent en garde les organisations. Dans 40% des cas, il n’y a qu’une seule soumission en réponse aux appels d’offres, révèle le rapport. Ce déséquilibre nuit directement au pouvoir de négociation des municipalités et place autant celles-ci que les citoyens et citoyennes en situation de grande vulnérabilité.

Un savoir-faire public essentiel pour une gestion adéquate

Au-delà du coût, c’est une perte de compétence collective à laquelle assistent les municipalités :

« Nos membres exploitent ces installations et ils voient les contrats glisser vers le privé, affirme Danny Dufour, du comité Promotion, Protection et Maintien de l’emploi au Syndicat des Cols bleus regroupés de Montréal (SCFP 301). Ils constatent ce que la collectivité y perd : un savoir-faire municipal qui s’efface, une capacité publique de décider qui rétrécit. C’est cette perte de maîtrise collective que nous refusons. »

Jean-François Rozon, du comité de Négociation au SCFP 301, renchérit : « On nous présente souvent la privatisation comme une solution à des problèmes de coûts. Mais soyons lucides : une entreprise privée doit d’abord servir ses actionnaires avant de servir la population. Elle choisit les contrats rentables et laisse le reste au public. Une fois qu’une municipalité a démantelé son expertise interne et signé un contrat à long terme, elle n’a plus de marge de manœuvre : le prix, le service et la redevabilité lui échappent. Ce que la municipalité économise sur papier aujourd’hui, c’est la population qui le paiera demain. »

L’information, condition d’une véritable imputabilité

Si les municipalités demeurent imputables de la qualité des services d’eau qu’elles offrent, elles doivent pouvoir en garder la maîtrise. Or, sans données ni expertise à l’interne, cette capacité s’effrite.

« À force de coupes au sein de l’appareil gouvernemental, on alimente un cercle vicieux où l’État doit chercher en dehors de sa propre structure pour assurer des services publics qu’il se doit d’offrir à la population, affirme

Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours. Cette tendance est inquiétante puisque sans données et sans expertise à l’interne, comment savoir quels travaux prioriser sur les réseaux? »

Un contexte politique qui appelle aux engagements

Alors que cinq partis prennent position sur le rôle du secteur privé dans les services publics, Eau Secours et le SCFP-Québec estiment que l’État doit rester en mesure d’exercer un suivi rigoureux et transparent de la gestion de l’eau et de soutenir les municipalités dans ce secteur.

Les deux organisations rappellent qu’une dépendance croissante au privé peut nuire à l’innovation. Les municipalités risquent alors de payer plus cher pour des services externes plutôt que de développer à l’interne les capacités nécessaires pour gérer leurs infrastructures d’eau de manière efficace et responsable. Eau Secours et le SCFP-Québec s’engagent d’ailleurs à déposer une demande auprès de l’Autorité des marchés publics afin qu’une enquête soit menée sur l’application des principes d’équité, de transparence et de saine concurrence. Dans un contexte où les demandes de soutien financier fusent des quatre coins du Québec, il est plus qu’urgent de faire la lumière sur ce secteur. Les deux organisations rappellent enfin que ce sont les citoyens et citoyennes, qui financent la gestion de l’eau potable par leurs taxes et leurs impôts, qui en sortent perdants.

Fondé en 1997, Eau Secours est un organisme québécois à but non lucratif voué à la protection et à la gestion responsable de l’eau. Il intervient notamment en matière de santé environnementale, d’accessibilité, d’équité et de défense collective du droit à l’eau.

Comptant 143 000 membres au Québec, le SCFP représente environ 70 % de l’ensemble des employés municipaux au Québec, soit quelque 40 000 membres. Le SCFP est de plus présent dans les secteurs suivants : les affaires sociales, les communications, l’éducation, les universités, l’énergie, les sociétés d’État et organismes publics, les transports aérien et terrestre, le secteur mixte, le transport maritime ainsi que le secteur incendie. Il est le plus grand syndicat affilié à la FTQ.

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Contacts médias

Julien Royal
Service des communications SCFP
514-638-1461
jroyal@scfp.ca

Mathieu Langlois
Responsable des communications, Eau Secours
514-588-5608
communications@eausecours.org

2026-09-15 Sondage Vire au vert-1

Sondage: santé et environnement sont indissociables et prioritaires

15 septembre 2026

Alors que la santé trône au sommet de la liste des défis à relever par le prochain gouvernement pour les Québécoises et Québécois, un nouveau sondage Léger commandé par la coalition Vire au vert révèle que les enjeux de santé et d’environnement sont intimement liés à leurs yeux. Alors que plus de la moitié (56%) des sondés placent la santé comme priorité, les Québécoises et Québécois ont soif de propositions. De l’alimentation saine à la qualité de l’air, le message est clair : la santé prise globalement dépasse les enjeux hospitaliers, et les électeurs et électrices s’attendent à voir des actions gouvernementales qui priorisent notre santé de toutes parts.

« À l’aube des débats des chefs, le message est clair : les gens veulent savoir quel est le plan pour réduire la pression sur les services de santé en maintenant les Québécois en bonne santé. Le Québec jouit de la plus longue espérance de vie du continent, et on veut savoir comment on peut construire sur ce succès.»

On le sait, de plus en plus de gens se trouvent face à des choix difficiles à l’épicerie, à cause de  l’augmentation du coût de la vie. Or la mesure qui ressort au sommet du palmarès demande un meilleur accès aux produits frais, locaux et abordables – c’est près de 90% des répondants qui le demandent.

« Mettre en valeur nos produits frais et durables d’ici, c’est une mesure dont tout le monde sort gagnant. Cela permet de soutenir nos agriculteurs et agricultrices, de réduire notre dépendance aux produits américains, tout en réduisant l’empreinte carbone et en contribuant à garder les Québécoises et Québécois en bonne santé. Alors que de trop nombreuses communautés vivent encore dans un désert alimentaire, ces résultats d’appui presque unanime indiquent aux partis qui aspirent au pouvoir qu’ils doivent prendre la question au sérieux.»

Par ailleurs, avec la multiplication des canicules, les priorités qu’indiquent ces réponses de sondage font aussi ressortir l’importance de l’accès à la nature et aux cours d’eau. Près de 90% des répondant.es voient l’impact positif de l’accès à la nature sur la santé et 75% des répondants voient d’un bon œil l’amélioration de l’accès aux cours d’eau pour réduire les impacts des vagues de chaleurs sur la santé. De plus, 81% des répondant.es souhaitent voir des subventions pour la rénovation énergétique des maisons.

« Les changements climatiques amènent déjà des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes, et ce sont souvent les personnes les plus vulnérables qui en subissent le plus les impacts. Le prochain gouvernement doit avoir un plan pour aider les gens à faire face à cela. Un des défis résidera dans le fait d’éviter que cela contribue à la hausse des coûts de la vie pour les locataires, et que cela soit viable pour les propriétaires. »

Enfin, alors que plusieurs problèmes de santé sont de plus en plus solidement liés (données à l’appui) à la pollution atmosphérique, les mesures d’amélioration de la qualité de l’air reçoivent aussi un robuste appui dans ce sondage. En effet :

  • 88% des répondants considèrent qu’améliorer la qualité de l’air permet de réduire les problèmes de santé cardiorespiratoire et les coûts pour le système de santé;
  • des changements dans les procédés industriels et dans les carburants utilisés pour améliorer la qualité de l’air recueillent respectivement 79% et 65% d’appui; 
  • l’amélioration des réseaux de transport en commun pour réduire la pollution atmosphérique est aussi largement supportée, avec 79% d’appui.

« La santé est un sujet très large, et il est primordial de considérer l’impact des décisions prises dans l’ensemble de l’appareil gouvernemental sur la santé des gens, y compris afin de réduire la pression sur notre système de santé. Prioriser la santé, c’est respecter les lois et procédures environnementales pour lesquelles les gens se sont battus. Réduire la pollution, c’est améliorer la santé de tous, c’est soulager notre personnel hospitalier, c’est réduire les coûts de la santé dans nos finances publiques, c’est gagnant pour tout le monde. »

Signataires

  1. Geneviève Paul, Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE)
  2. Patricia Clermont, Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME)
  3. Martin Vaillancourt,  Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ)
  4. Nadine Viau, Front commun pour la transition énergétique (FCTÉ)
  5. Thibault Rehn, Vigilance OGM 
  6. Karel Ménard, Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED)
  7. Andréanne Brazeau, Fondation David Suzuki
  8. Alice-Anne Simard, Nature Québec
  9. André Bélanger, Fondation Rivières
  10. Jean-François Rheault, Vélo Québec
  11. Marie-Soleil Gagné, Accès transports viables
  12. Alain Branchaud, SNAP Québec
  13. Daniel Rotman, Équiterre
  14. Sarah-Katherine Lutz, Environnement Jeunesse
  15. Rébecca Pétrin, Eau Secours
  16. Alexandra Gilbert et Caroline Tanguay, Réseau plein air Québec
  17. Maggie Harvey, Trajectoire Québec
  18. Rodrigue Turgeon, Coalition Québec meilleure mine
  19. David Paradis, codirecteur général, Vivre en Ville
  20. Sandrine Cabana-Degani, Piétons Québec
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Saint-Charles-Borromée certifiée « Communauté bleue »

14 septembre 2026

Saint-Charles-Borromée, le 14 septembre 2026 — Hier, 13 septembre, aux abords de la rivière L’Assomption, la Ville de Saint‑Charles‑Borromée a obtenu la certification « Communauté bleue ». Attribuée par l’organisme Eau Secours, cette reconnaissance souligne l’engagement municipal envers la protection de l’eau et la reconnaissance de son importance pour l’ensemble de la collectivité.

En obtenant cette certification, la Ville affirme que l’eau constitue un bien commun et un élément du patrimoine collectif dont la protection et la préservation sont une responsabilité partagée par l’ensemble de la société.

Pour obtenir cette reconnaissance, le conseil municipal a adopté trois résolutions répondant aux critères du programme. La Ville s’est ainsi engagée à :

  • Reconnaître le droit humain à l’eau et aux services d’assainissement;
  • Promouvoir des services d’eau potable et d’eaux usées financés, détenus et exploités par le secteur public;
  • Bannir l’usage et la vente d’eau embouteillée dans ses installations et lors de ses événements.

« L’eau est une richesse collective précieuse et, à Saint-Charles-Borromée, nous avons la responsabilité de la protéger pour les générations actuelles et futures. Bordée par la rivière L’Assomption, notre ville entretient un lien privilégié avec cette ressource essentielle. Nous sommes donc très fiers de joindre le mouvement des Communautés bleues, un engagement politique concret qui par ailleurs s’inscrit dans l’esprit du plan stratégique de la Ville 2021-2030 Ensemble vers un demain enviable. Cette reconnaissance vient confirmer notre volonté de faire de la protection et de la mise en valeur de l’eau une priorité pour la communauté charloise », souligne Alexis Nantel, maire de Saint‑Charles‑Borromée.

Cette certification vient également reconnaître les efforts déployés par la Ville afin d’assurer un accès fiable, sécuritaire et durable à l’eau potable. Au cours des dernières années, d’importants investissements ont notamment été réalisés pour l’agrandissement de la centrale d’eau potable et le remplacement du poste de surpression.

« L’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement est un droit humain dont la protection doit mobiliser tous les paliers de gouvernement. Par leur engagement à préserver la qualité de l’eau sur leur territoire, les villes jouent un rôle de premier plan. Nous sommes fières de souligner aujourd’hui le leadership de Saint-Charles-Borromée et son engagement envers la protection de cette ressource essentielle », a affirmé Mme Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours.

Saint‑Charles‑Borromée devient ainsi la 49e Communauté bleue du Québec, la 7e de Lanaudière et la première de la MRC de Joliette.

Une démarche citoyenne inspirante

La Ville tient également à souligner la contribution significative d’Alexane Durand, une jeune citoyenne de Saint‑Charles‑Borromée. En 2019, alors qu’elle était étudiante, elle avait présenté au conseil municipal le concept de Communauté bleue et les actions concrètes pouvant être mises en place localement. Cette mobilisation citoyenne a contribué à faire cheminer la réflexion municipale et à jeter les bases de la démarche qui se concrétise aujourd’hui.

À propos du projet Communautés bleues

Le projet Communautés bleues a été lancé en 2009 dans le cadre d’une initiative conjointe du Conseil des Canadiens, le projet Planète bleue et le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). Au Québec, le programme est coordonné par Eau Secours.

À propos d’Eau Secours

Fondé en 1997, l’organisme à but non lucratif Eau Secours a pour mission de promouvoir la protection et la gestion responsable de l’eau dans une perspective de santé environnementale, d’équité, d’accessibilité et de défense collective des droits de la population.

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Évaluation fédérale des pipelines : les groupes environnementaux déplorent la fin du regard externe indépendant

11 septembre 2026

Montréal, le 11 septembre 2026 – Le Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE), Nature Québec, SNAP Québec, la Fondation David Suzuki, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, Greenpeace Canada, la Fondation Rivières, Eau Secours et Équiterre dénoncent vivement les modifications au Règlement sur les activités concrètes (la « Liste des projets ») publiées jeudi dernier, permettant à une série de projets présentant des risques sociaux, environnementaux et économiques élevés (pipelines interprovinciaux, installations pétrolières et gazières dans des parcs nationaux ou des aires protégées, etc.) de ne plus être assujettis à la Loi sur l’évaluation d’impact. Seule la Régie de l’énergie du Canada (REC) est désormais chargée d’évaluer ces projets. 

Or, le retrait de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC) fait disparaître le regard externe d’une organisation qui n’entretient pas, contrairement à la REC, de relation continue avec les promoteurs et le secteur de l’énergie. Les signataires dénoncent cette décision qui vient significativement affaiblir le régime fédéral d’évaluation d’impact et qui comporte des risques importants de sous-évaluation des impacts environnementaux, sociaux et économiques de ces projets.

« Soyons clairs, il ne s’agit pas ici d’éliminer un dédoublement. Ce qu’on retire aujourd’hui, ce n’est pas une redondance administrative : ce sont des protections dont nous nous sommes dotés collectivement pour choisir de façon informée et éclairée et assurer la protection de la population », affirment les organisations signataires.

Ce que change le règlement

Les modifications retirent de la Liste des projets plusieurs catégories d’activités jusqu’ici assujetties à la LEI, notamment :

  • les pipelines internationaux et interprovinciaux;
  • les lignes de transport d’électricité internationales et interprovinciales;
  • certains projets d’énergies renouvelables extracôtières réglementés par la REC;
  • les installations pétrolières et gazières situées dans des parcs nationaux ou des aires protégées et réglementées par la REC;
  • les installations d’extraction in situ de sables bitumineux;
  • les centrales électriques alimentées par des combustibles fossiles.

Concrètement, les projets énergétiques relevant de la Loi sur la Régie canadienne de l’énergie : pipelines, lignes de transport d’électricité, certains projets extracôtiers, ne sont désormais évalués que par la REC, agissant seule. La commission d’examen intégré, qui associait jusqu’ici l’AEIC et la REC, est écartée pour ces projets.

Une évaluation limitée

En retirant l’AEIC du processus et en confiant l’examen des projets énergétiques à un seul organisme de réglementation sectoriel, la nature même de l’exercice risque de se transformer : d’une évaluation intégrée qui interroge la pertinence globale d’un projet dans l’intérêt public, vers un examen davantage centré sur des questions réglementaires plus techniques : le tracé, la technologie, les paramètres d’exploitation. Les questions plus larges sur la pertinence même de certains projets et sur les répercussions cumulatives pour les populations concernées risquent d’être reléguées au second plan.

Une participation publique et autochtone affaiblie

Bien que la REC prévoit ses propres mécanismes d’audience et de consultation, la participation significative de la population, le respect des droits des peuples autochtones et la protection de l’environnement figurent au cœur même du mandat et de l’expertise de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada. En écartant l’Agence de l’équation, un risque sérieux se pose quant à l’accessibilité du processus pour le public et pour les peuples autochtones potentiellement touchés par ces projets. 

« C’est précisément pour assurer une plus grande distance avec l’industrie des énergies fossiles et pallier de sérieux obstacles, notamment à la participation du public que le processus a été revu il y a quelques années » soulignent les organisations signataires. 

Une mesure injustifiée et infondée

Ces projets faisaient déjà l’objet d’une évaluation d’impact intégrée unique, menée par une commission d’examen conjointe de l’AEIC et de la REC. 

Les organisations signataires estiment que cette décision s’inscrit en droite ligne avec une série de mesures prises par le gouvernement fédéral au cours des derniers mois, qui affaiblissent les protections du public et qui pavent la voie à de nouveaux fiascos environnementaux, sociaux et économiques.   

 

LISTE DES ORGANISMES SIGNATAIRES

  • Centre québécois du droit de l’environnement
  • Eau Secours
  • Équiterre
  • La Fondation David Suzuki
  • La Fondation Rivières
  • Greenpeace Canada
  • Nature Québec
  • Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec
  • SNAP Québec
2026-09-11 Page élections provinciales

Élections provinciales 2026 – Nos priorités EAU

11 septembre 2026

Les élections provinciales de 2026 sont l’occasion de réfléchir et discuter des choix qui façonneront l’avenir de la gestion de l’eau au Québec. Protection des sources d’eau, gestion durable, protection des lacs et cours d’eau: plusieurs décisions importantes seront entre les mains du prochain gouvernement.

Eau Secours vous présente ses principales priorités et vous invite à en discuter avec les personnes candidates de votre circonscription. Posez vos questions, faites connaître vos préoccupations et demandez des engagements concrets pour protéger l’eau, notre bien commun!

Eau et milieux naturels

  • Création d’un observatoire provincial de l’eau dont la mission serait d’apporter une vision d’ensemble à la gestion concertée pour orienter les politiques nationales de l’eau.
  • Reconnaissance des potentielles ou futures sources d’eau potable dans l’application du Règlement sur la qualité de l’eau qui assure la protection des sources d’eau potable.
  • Intégration de bilans hydrologiques dans les plans directeurs des Organismes de bassins versants

Eau municipale et aménagement urbain

  • Divulgation des volumes individuels d’eau prélevés par les industries commerces et institutions en milieu municipal et le tarif payé à la municipalité.
  • Déploiement, pour l’ensemble du Québec, d'un outil de compilation des données de prélèvements d’eau (inclure les prélèvements à partir des aqueducs, dans les eaux de surface et dans les eaux souterraines).

Déchets dangereux

  • Organisation d'un état des lieux sur la gestion des matières dangereuses résiduelles et des matières non dangereuses préoccupantes au Québec, tel que proposé par le BAPE lors de l’analyse du projet de réaménagement de la cellule no 6 au centre de traitement Stablex à Blainville.
  • Respect de la Convention de Bâle, ratifiée par le Canada en 1992, sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination. Il s’agit ainsi de: réduire le plus possible la production de déchets dangereux; faire en sorte qu’ils soient éliminés de façon écologiquement rationnelle, le plus près possible de l’endroit où ils sont produits; et limiter au minimum les mouvements internationaux de déchets dangereux.
  • Responsabilisation du ministère de l’Environnement afin qu’il effectue des suivis environnementaux rigoureux des sites de gestion et d’élimination des déchets dangereux et rende disponibles au public l'ensemble des démarches et résultats d’échantillonnages.

Industrie minière

  • Interdiction de détruire des lacs et rivières afin d'y déverser des résidus miniers. Alternative proposée au sacrifice de lacs : Obliger le remblaiement complet des excavations minières avec les déchets que leur exploitation génère.
  • Retrait de tous les titres miniers qui se trouvent sur une zone d’alimentation en eau souterraine de catégorie 1 et leur zone de protection
  • Contraindre les usines de recyclage de métaux et minéraux à un cadre réglementaire conforme aux normes internationales les plus strictes en matière d’environnement et de respect des populations locales.
  • Priorisation des investissements dans la restauration des 400+ sites miniers abandonnés plutôt que dans l’exploration et l’exploitation.
2026-07-30 Opinion - eau municipale industries

Les citoyens sont-ils les porteurs d’eau des industries au Québec?

30 juillet 2026

Les mesures estivales de restrictions de la consommation d’eau potable sont de plus en plus fréquentes au Québec. Face à des problèmes d’approvisionnement, à des infrastructures d’eau à pleine capacité ou à des bris d’infrastructures, les villes et municipalités se voient forcées d’agir afin de restreindre temporairement, ou à plus long terme, l’utilisation d’eau potable du secteur résidentiel. Il faut admettre que nous étions plus que dus pour une prise de conscience collective sur notre rapport à l’eau douce. D’autant plus que les épisodes de météo extrême dont les sécheresses, canicules et pluies torrentielles, vont aller en augmentant selon les modèles des changements climatiques. Mais les résidents sont-ils seuls à porter le fardeau des mesures d’économie d’eau? 

50% de la consommation, 100% de l’effort

Il est important de rappeler que l’eau potable est produite par nos municipalités à grand coût et que sa distribution dépend d’infrastructures en urgent besoin d’amour. Leur désuétude a largement été discutée dans les médias récemment à la suite d’incidents et de sorties publiques des élus municipaux. Résultat: quelques mesures et solutions commencent tranquillement à émerger des différents discours. Malgré celles-ci, un angle mort important demeure qui pourrait avoir un impact majeur sur l’avenir de la gestion municipale de l’eau. 

Selon une analyse récente commandée par le gouvernement du Québec, seulement la moitié de l’eau potable produite au Québec est consommée par le secteur résidentiel. Ceci veut dire que l’autre 50% est utilisée par le secteur dit non-résidentiel, c’est-à-dire les industries, commerces et institutions ainsi que perdu en fuites dans le réseau. Alors la question se pose: pourquoi les mesures de restrictions de la consommation d’eau potable en période de pénurie s’appliquent majoritairement, voire uniquement, au secteur résidentiel?

Travailler en amont des pénuries

Pour les municipalités, demander aux citoyens de réduire leur consommation à la maison en période de pénuries ou de bris d’équipement est sûrement la solution la plus simple : arrêter l’arrosage de la pelouse, reporter le remplissage de la piscine, proscrire le lavage de l’auto. Ces actions demeurent importantes et peuvent contribuer à réduire rapidement la demande en eau potable d’une municipalité, mais il demeure qu’elles ne visent que la moitié de la consommation d’une ville. Ce serait probablement plus difficile de demander à une entreprise dont l’eau est un ingrédient essentiel de se revirer sur un 10 sous à quelques jours d’avis pour réduire sa consommation. Ou encore, demander à un centre de traitement de données doté d’un système de refroidissement à l’eau de réduire sa consommation en pleine canicule.

C’est pourquoi nos gouvernements doivent démontrer un leadership prévoyant afin d’optimiser la consommation d’eau potable du secteur non-résidentiel. En mettant en place des mesures pour diminuer la consommation d’eau de ce secteur en tout temps, nous augmentons la résilience et la robustesse de nos entreprises, de notre économie, mais aussi de la société entière. Une répartition plus juste de l’effort collectif d’économie de l’eau potable ne peut qu’être bénéfique.

Par où commencer? 

Il est difficile, voire impossible de mettre en place des mesures de réduction de la consommation d’eau sans connaître son ampleur. Par exemple, les données municipales sur la consommation du secteur non-résidentiel demeurent inaccessibles au public. Les municipalités demandent, avec raison, que Québec investisse massivement dans les infrastructures d’eau, mais nous ne savons pas réellement à qui elles servent? La divulgation des données de consommation de chaque municipalité, incluant les volumes ainsi que les tarifs qui sont chargés aux industries et commerces branchés à leur aqueduc, serait un grand pas vers une gestion plus équitable de l’eau potable, de nos finances et des mesures restrictives de consommation. 

Avec des données complètes et publiques, il serait plus facile de mettre en place des mesures justes pour tous les secteurs. Nous serions d’ailleurs assurés que les industries aquavores paient le juste prix de l’eau, c’est-à-dire le montant réel qu’il en coûte à la municipalité pour récolter l’eau, la rendre potable, l’acheminer à destination et l’assainir après usage. D’autre part, il serait injuste de faire payer à la population – par le financement public, la tarification volumétrique ou autre – la facture du secteur commercial et industriel. 

Le Québec accuse un retard réel par rapport au reste du Canada sur la comptabilisation des usages de l’eau municipale dans le secteur non résidentiel. Nous espérons que la future Stratégie québécoise d’économie d’eau potable, attendue en décembre, proposera des mesures suffisantes en ce sens. 

En appliquant des mesures de restrictions de la consommation d’eau municipale de façon équitable à travers les différents secteurs de la société, tous seront plus réceptifs aux demandes de réductions. Tous ensemble, serrons-nous les coudes afin de porter l’eau jusqu’aux générations suivantes. 

Rébecca Pétrin
Directrice générale

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