entete_aeic_mines

Commentaires à l’AEIC concernant le Projet d’agrandissement du « parc à résidus » de la mine Scully

Commentaires déposés en février 2026

Description du projet (source: Environnement et changement climatique Canada): «Tacora Resources Inc. (le promoteur) propose d’augmenter la capacité de stockage de résidus miniers de la mine Scully afin de prolonger la durée de vie opérationnelle de la mine. La mine est située à deux kilomètres au nord-est de la ville de Wabush, à Terre-Neuve-et-Labrador. Si approuvée, l’annexe 2 du REMMMD serait modifiée pour inscrire ces plans d’eau où vivent des poissons comme « dépôts des résidus miniers » pour la mine Scully.»

En d’autres mots, le promoteur demande la permission de détruire plusieurs plans d’eau afin d’y déverser des déchets miniers. Ce sont donc 17 cours d’eau et 24 lacs totalisant 230 hectares, qui seront détruits dont le plus gros lac s’appelle « l’étang » Harold et est d’une superficie de 163 hectares!

Extrait des commentaires:

En résumé succinct, nous tenions à manifester notre opposition totale à de telles pratiques. À nos yeux, le déversement de résidus miniers est, de loin, la pire pratique de gestion des résidus envisageable. Elle confère certes certains avantages économiques indéniables à l’exploitant, mais elle constitue une perte totale et irréversible de réserves d’eau et de milieux naturels qui en dépendent, en plus d’avoir le potentiel d’affecter, à court, moyen ou long terme, la santé des populations situées en aval hydraulique des plans d’eau sacrifiés.

Rendez-vous sur le site d’Environnement et changement climatique Canada pour en savoir plus sur le projet de loi: https://www.canada.ca/fr/environnement-changement-climatique/organisation/transparence/consultations/projet-mine-scully.html

Restez à l’affût sur nos plateformes pour suivre nos démarches en lien avec le projet de loi.

Autres ressources et actualités
projet-matawinie-annonce-carney

Accélérer les yeux fermés: un passe droit pour le projet minier Matawinie, déjà critiqué pour ses impacts sur l’eau

13 novembre 2025

Montréal, le 13 novembre 2025 – Des organisations environnementales et citoyennes s’opposent à ce que le gouvernement du Canada ajoute le projet minier Matawinie, de Nouveau Monde Graphite (NMG), au rang des « projets d’intérêt national », car les activités d’exploration minière de NMG auraient déjà engendré une détérioration des cours d’eau de la région. Un rapport à cet effet a été publié au printemps dernier.

Ils dénoncent également l’octroi d’importantes sommes publiques à cette exploitation visant notamment à fournir l’industrie militaire.

« Alors que Nouveau Monde Graphite se présentait comme une solution à la crise climatique et n’en était qu’à l’étape des forages, nous observions déjà une détérioration inquiétante des cours d’eau autour de sa future mine. Maintenant qu’elle se présente comme un fournisseur de l’industrie militaire, qu’en sera-t-il lorsque la compagnie creusera, en accéléré, une fosse de 2 kilomètres avec le soutien financier du gouvernement fédéral ? » questionne Émile Cloutier-Brassard, responsable des dossiers miniers chez Eau Secours.

Les organismes demandent donc au gouvernement du Canada de retirer le projet Matawinie de NMG de la liste des projets d’intérêt national.

Afin d’éviter une contamination des milieux hydriques, tels le lac Taureau et la rivière Matawin, le projet minier Matawinie doit souscrire au même encadrement réglementaire que les autres mines du Canada. C’est pourquoi Eau Secours a demandé, le 31 octobre dernier,  d’élargir la portée du Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants et du Règlement sur les activités concrètes pour inclure le graphite à l’encadrement de ces deux règlements. 

À défaut de répondre favorablement à ces demandes, les organismes estiment que le gouvernement du Canada faillit dangereusement à sa responsabilité, à son devoir de consultation de la population et à ses engagements pour la protection de l’eau douce.  

« Le gouvernement semble oublier complètement que la préservation de l’eau douce et de l’environnement est une priorité d’intérêt national. Si, dans le futur, le Canada devait manquer d’eau par manque de vision politique aujourd’hui, ce ne sont ni les opportunités économiques, ni l’armement produit fièrement avec du graphite “canadien” qui viendront régler ce problème » se désole Rébecca Pétrin, directrice-générale d’Eau Secours.

« Il importe plus que jamais de mettre à jour la réglementation fédérale : le gouvernement canadien ne peut pas se permettre de soutenir massivement l’industrie minière tout en l’exemptant de se conformer aux règles minimales dont le pays s’est doté » s’indigne Rodrigue Turgeon, avocat, co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine. 

Les organismes rappellent qu’un sondage réalisé par la firme Léger a révélé, en 2022, que la grande majorité de la population québécoise (86%) demande « que tous les projets de mines et d’agrandissement de mines soient soumis à des évaluations environnementales ».

« Le récent virage du projet Nouveau Monde Graphite vers l’armement illustre une orientation troublante : Ottawa et Québec privilégient les intérêts militaires au détriment de la lutte aux changements climatiques. Les minéraux critiques comme le graphite sont essentiels pour nos panneaux solaires et nos batteries, mais avant de creuser partout, réutilisons ce qu’on a déjà! Protégeons les écosystèmes sensibles et assurons-nous que ces minéraux servent réellement la transition énergétique, pas la guerre » dénonce Louis Couillard, responsable de la campagne climat-énergie chez Greenpeace Canada

« Le rapport de mai dernier révélait déjà des impacts sur l’eau dus à l’exploration de NMG. Face à ce constat qui n’ira, selon nous, qu’en empirant, voire affectera négativement et de façon importante l’environnement d’une région de villégiature, pourquoi le gouvernement fédéral s’entête-t-il à appuyer un projet qui ne rencontre pas l’acceptabilité sociale mais qui génère plutôt sa division ? » ajoute May Dagher du comité administratif de la Coalition des opposants à un projet minier en Haute Matawinie (COPH)

-30-

Signataires

  • Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours
  • Rodrigue Turgeon, avocat, co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine
  • André Bélanger, directeur général, Fondation Rivières
  • Louis Couillard, responsable de la campagne climat-énergie chez Greenpeace Canada
  • Daniel Tokatéloff, Association pour la protection du lac Taureau (APLT)
  • May Dagher, membre de comité administratif de la COPH

Contact média

Mathieu Langlois
Responsable des communications, Eau Secours
514-588-5608
communications@eausecours.org

marche-funebre_image_devant_la_flamme_31-10-2025

Destruction de lacs pour y déverser des déchets miniers: retour sur notre marche funèbre à Ottawa

5 novembre 2025

Vendredi le 31 octobre dernier, une trentaine de personnes, dont plusieurs bénévoles, ont bravé le froid et la pluie afin de participer à notre action symbolique pour dénoncer la destruction de lacs et cours d’eau par l’industrie minière. Appuyé par Mining Watch Canada et la Coalition Québec meilleure mine, nous avons porté des dizaines de pierres tombales, chacune symbolisant une zone sacrifiée comprenant entre un et quelques dizaines de lacs et cours d’eau, détruit par l’industrie minière afin d’y déverser des déchets miniers, lors d’une procession funèbre autour de la colline parlementaire à Ottawa. Suite à une conférence de presse, nous avons installé notre cimetière de lacs devant le Parlement!

Cette action était également l’opportunité de demander au gouvernement du Canada d’abroger l’article 5(1) du Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants (REMMMD) qui permet cette destruction des lacs et cours d’eau du Canada. 

Merci à tous les bénévoles ainsi qu’à nos partenaires pour cette belle action réussie!

À votre tour de demander la fin de cette pratique archaïque!

Participez à notre campagne en envoyant rapidement et facilement un courriel aux responsables de ce dossier au gouvernement du Canada. Demandez-leur d’abroger l’article 5(1) du REMMMD dès maintenant et d’exiger une meilleure gestion des déchets miniers. Ça ne prend que quelques secondes afin de faire entendre votre voix! 

Pour en savoir plus…

Consulter notre vidéo de retour sur l’événement du 31 octobre 2025: 

Consulter la conférence de presse au complet, captée par CPAC, avec Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours, Catherine Coumans, coordonnatrice de la recherche et du programme Asie-Pacifique de MiningWatch Canada et Rodrigue Turgeon, avocat, co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine et coresponsable du programme national de MiningWatch Canada.

Restez à l’affût! Nous préparons d’autres actions pour continuer la pression sur le gouvernement du Canada – il est temps que cette pratique digne du 18e siècle soit abolie!

2025-10-31 - destruction de lacs par les mines

Destruction de lacs pour y déverser des déchets miniers: le Canada doit mettre fin à cette horreur

31 octobre 2025

Ottawa, le 31 octobre 2025 – Eau Secours, soutenu par MiningWatch Canada et la Coalition Québec Meilleure Mine, demande au gouvernement du Canada d’abroger un article absolument terrifiant du Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants (REMMMD) qui permet la destruction de lacs et cours d’eau afin que des minières y déversent leurs déchets. L’organisme craint que ce cauchemar soit aggravé par la nouvelle Loi sur l’unité de l’économie canadienne (C-5) qui contient un mécanisme permettant d’ignorer complètement le REMMMD, déjà trop permissif à l’égard de la destruction de plans d’eau. 

Un article de règlement venu tout droit de la Quatrième dimension

Dans un mémo envoyé aujourd’hui aux ministres des Pêches et de l’Environnement et du Changement climatique afin de demander l’abrogation de l’article 5(1), Eau Secours avance que ce dernier va complètement à l’encontre de l’objectif premier du REMMMD qui est de protéger l’habitat du poisson. En autorisant les minières à utiliser un plan d’eau naturel comme poubelle de résidus miniers, moyennant un ajout du site visé à l’Annexe 2 du règlement, le gouvernement du Canada faillit à sa responsabilité et à ses engagements pour la protection de l’eau douce. Les minières ont pourtant amplement les moyens techniques et financiers de mieux gérer leurs déchets miniers. Les gouvernements provincial et fédéral s’entendent d’ailleurs pour dire que le remblayage de lacs ne devrait constituer qu’une solution exceptionnelle et de dernier recours. Pourtant, toutes les demandes faites par des minières désirant faire ajouter des plans d’eau à l’Annexe 2 ont été autorisées à ce jour. En d’autres mots, toutes les demandes de destruction de lacs ont eu le feu vert du fédéral. 

« Nous avons la forte impression que l’ajout d’un site à l’Annexe 2 du règlement n’est qu’une simple formalité, que les promoteurs de projets miniers n’ont qu’à cocher une case sur un formulaire pour que le gouvernement fédéral permette la destruction complète et totale de lacs et cours d’eau » se désole Émile Cloutier-Brassard, responsable des dossiers miniers chez Eau Secours.  

Des solutions alternatives plus respectueuses des milieux naturels existent pourtant. Le REMMMD pourrait plutôt exiger le remblaiement systématique des excavations (fosses et galeries) avec les déchets que leur exploitation génère. Cette option est souvent réfutée par les minières citant la perte d’un potentiel financier trop important. 

« Ce qu’on comprend de la situation actuelle, c’est que le gouvernement canadien préfère voir d’innombrables plans d’eau être transformés en poubelles minières plutôt que de forcer l’industrie à mettre à jour ses pratiques. On n’est plus en 1930! » s’indigne Rodrigue Turgeon, avocat, co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine et coresponsable du programme national de MiningWatch Canada. 

Des lacs dans les ténèbres

Selon Eau Secours, autant il est facile d’obtenir une autorisation pour les promoteurs, autant il est difficile pour la population d’obtenir des informations précises sur les plans d’eau remblayés. Une analyse préliminaire par l’organisme de chacun des décrets et études d’impact en lien avec l’Annexe 2, permet de répertorier minimalement 38 lacs, 39 étangs, 29 plans d’eau additionnels, 28 ruisseaux et 124 cours d’eau qui ont été utilisés ou sont en voie de l’être afin d’y enfouir des déchets miniers. Au vu du peu d’informations fournies, l’organisme craint cependant qu’il ne s’agisse là que de la pointe de l’iceberg de ce bilan inquiétant.

« La population est en droit de savoir comment les plans d’eau du Canada sont utilisés, ou dans ce cas, détruits au nom du progrès économique. Si plus de gens savaient ce qui se passe dans ces projets miniers lointains, l’acceptabilité sociale en prendrait un coup » assure M. Cloutier-Brassard. 

L’organisme rappelle qu’un sondage réalisé par la firme Léger en 2022 montre que la grande majorité de la population québécoise (89%) est favorable à des mesures environnementales plus strictes, dont « interdire le rejet de déchets miniers dans tout lac, rivière ou milieu écologique sensible ».

Eau Secours s’inquiète pour la suite compte tenu de l’adoption de la Loi sur l’unité de l’économie canadienne qui vise à accélérer les grands projets d’infrastructure. Cette loi contient un mécanisme qui donne le pouvoir à un ministre désigné de fixer les conditions d’approbation d’un projet et ainsi de passer outre certaines lois et règlements, dont le REMMMD. 

« C’était déjà trop facile pour les minières de détruire des lacs au Canada et voilà que cette nouvelle loi simplifiera davantage cette pratique qui date d’une autre époque, en écartant complètement tout débat démocratique sur ces questions. Pour quelques dollars aujourd’hui, le gouvernement est prêt à sacrifier l’eau dont nous manquerons demain. Ça n’a juste aucun sens, » de conclure M. Cloutier-Brassard. 

-30-

Contact média

Émile Cloutier-Brassard
Responsable des dossiers miniers, Eau Secours
514 799-2383
emile@eausecours.org

consultations_BAPE_cannebergières

Mémoire au BAPE: Projet d’aménagement d’une cannebergière à Sainte-Anne-de-Sorel

Mémoire déposé le 24 juillet 2024

« L’entreprise agricole Fruits des Îles Inc. désire implanter une cannebergière sur des lots agricoles situés au sud de chemin du Chenal-du-Moine, à Sainte-Anne-de-Sorel, dans la MRC Pierre-De Saurel. S’étendant sur une superficie de près de 700 000 m2, le projet de cannebergière serait composé de 12 bassins de culture, d’un bassin d’irrigation, de deux bassins de récupération, d’une station de pompage et d’un bâtiment administratif avec une salle d’opération. Les bassins seront ceinturés de digues permettant de maintenir le niveau d’eau souhaité selon les différentes phases d’exploitation. » – extrait du site du BAPE sur le projet

Extrait du mémoire:

En ce qui a trait à la raison d’être d’un si vaste projet de culture de la canneberge, de nombreux doutes subsistent : il semblerait que l’essentiel des fruits qui y seront cultivés ne visent que l’exportation. Du moins, l’ensemble de la production de Fruits des Îles sera réacheminé vers un grossiste, tel que mentionné par le promoteur lors de la séance du 18 juin 2024. Cela ne répond donc que partiellement aux objectifs de la province en matière d’agriculture établis dans la Politique bioalimentaire : Alimenter notre monde 2018-2025.

Autres ressources et actualités
10-07-2024 Mine du Lac Bloom - autorisation federale (1)

Mine de fer du Lac Bloom: le gouvernement fédéral autorise à son tour la destruction totale de 37 plans d’eau pour y déverser des déchets miniers alors que des solutions de rechange existent

Le fédéral a donné son aval au projet d’expansion des parcs à résidus miniers et des haldes à stériles de la mine du Lac Bloom en ajoutant les lacs et rivières entourant le projet à sa liste d’exceptions à l’interdiction de détruire des habitats du poisson. Ce sont donc 37 plans d’eau entourant le site minier, représentant 156 hectares d’habitat du poisson et bien davantage de milieux naturels en tous genres, qui seront détruits à perpétuité. Le fédéral emboîte ainsi le pas au provincial, à l’encontre de l’avis du BAPE, des scientifiques et de l’opinion publique, et crée un dangereux précédent.

lacsmenaces

Lacs menacés par une mine : Une coalition appelle Québec à agir

Jeudi, 13 août 2020. Une coalition d’organismes citoyens et environnementaux appelle Québec à agir pour prévenir la destruction de 8 lacs et d’une dizaine de cours d’eau pour l’entreposage de déchets miniers à la mine Lac Bloom, dans le nord du Québec.

Dans une lettre acheminée en début de semaine au ministre de l’Environnement, Monsieur Benoît Charette, les organismes affirment que le projet de la minière australienne Champion Iron est inacceptable dans sa forme actuelle. Ils craignent un dangereux précédent, alors que d’autres solutions existent.  

Ils appellent Québec à exiger des modifications au projet et à maintenir sa position historique d’interdire le remplissage de lacs pour l’entreposage de déchets miniers sur son territoire. Les organismes appréhendent  également des déversements de résidus miniers, la contamination de l’eau et les impacts sur la biodiversité. Le projet vise à disposer, à perpétuité, de 872 millions de tonnes de déchets miniers additionnels, soit près du triple du volume autorisé en vertu du permis actuel.

Retourner les résidus dans les fosses excavées

« Québec doit exiger de bonnes pratiques environnementales, notamment le remblaiement complet des fosses à ciel ouvert pour réduire l’empreinte en surface. Cela permettrait d’éviter la destruction de lacs et réduirait d’autant les risques de déversements accidentels », affirme Ugo Lapointe, cofondateur de la Coalition Québec meilleure mine et coordonnateur à MiningWatch Canada.

Le remplissage des fosses minières est une pratique de plus en plus répandue au Québec et à l’international. Les organismes dénoncent le refus actuel du promoteur de considérer cette avenue sur la base de considérations techniques et économiques. Ils lui demandent de reconsidérer cette position. Ils appellent Québec à exiger de nouvelles études détaillées pour des scénarios d’entreposage des résidus dans les fosses. Ils demandent que ces études, fondamentales, soient déposées avant la tenue d’un BAPE.

Rébecca Pétrin d’Eau Secours: « Aucune marge de profit ne justifie de sacrifier les lacs pour y déposer des déchets miniers. Québec doit intervenir pour interdire clairement ce type de pratique sur son territoire ».

« Québec doit aussi exiger le traitement complet des eaux usées en visant les objectifs de protection environnementale adaptés au milieu et aux technologies disponibles, et évidemment interdire la dilution de polluants dans les eaux naturelles », insiste Marc Fafard de SISUR, à Sept-Îles, et actuel président de l’Organisme de bassins versants Duplessis.

Les citoyens et les organismes ont jusqu’au lundi, 24 août 2020, pour acheminer leur demande d’examen de ce projet par le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement du Québec. Les organismes signataires de la lettre en ont déjà fait la demande. 

Les organismes signataires incluent notamment: la Coalition Québec meilleure mine, Eau Secours, Fondation Rivières, Fondation David Suzuki, Greenpeace Canada, MiningWatch Canada, Nature Québec, Regroupement vigilance mines de l’Abitibi-Témiscamingue, SISUR à Sept-Îles et la Société pour la nature et les parcs (SNAP-Québec).

Pour information :

Rébecca Pétrin, Eau Secours, 514-246-9075

Alain Saladzius, Fondation Rivières, 514 924-2013

Marc Fafard, SISUR à Sept-Îles, 418-961-3517

Diego Creimer, Fondation David Suzuki, 514-999-6743

sayona

Sayona Mining ne pourra pas contourner la loi : Victoire pour la mobilisation citoyenne!

Québec, le 5 mars 2019 – Une coalition de citoyens, de scientifiques et d’organismes environnementaux se dit satisfaite de la décision annoncée aujourd’hui par le ministre de l’environnement, M. Benoit Charrette, d’appliquer la loi et d’exiger des consultations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour le projet de le minière Sayona Mining.

« L’annonce d’aujourd’hui est une victoire pour le droit environnemental au Québec, et surtout, une victoire pour la mobilisation citoyenne. La population pourra enfin poser ses questions et partager ses préoccupations dans le cadre de consultations publiques menées par le BAPE » se réjouit Rodrigue Turgeon du Comité citoyen pour la protection de l’esker.

Alice-Anne Simard, directrice générale d’Eau Secours : « Voilà près d’un an que les citoyen-ne-s en Abitibi mènent ce combat pour protéger leur eau face à une minière australienne qui a tout essayé pour contourner la loi. Cette mobilisation citoyenne sans précédent pour la protection de la meilleure eau potable du monde est une véritable source d’inspiration ».

Raôul Duguay, poète, chanteur et porteur d’eau national des comités pour la protection de l’esker : « Plus de 30 000 citoyen-ne-s, dont une soixantaine d’artistes, chantent victoire et lèvent leur verre à cette décision et à l’esker ! ».

Ugo Lapointe de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine : « La décision d’aujourd’hui envoie un signal clair à l’ensemble de l’industrie : il n’est pas possible de contourner la loi en présentant des projets tout juste sous la barre des limites règlementaires ».

Le 26 février dernier, l’avocat de M. Turgeon, Me Marc Bishai, a envoyé une mise en demeure au ministre pour qu’il applique la loi et exige un BAPE pour ce projet, puisque excédant la limite règlementaire d’une « capacité d’extraction » de 2000 tonnes par jour. Me Bishai, de Michel Bélanger Avocats: « La décision d’aujourd’hui donne raison à l’interprétation que nous faisions de la loi ».

Sidney Ribaud d’Équiterre : « Nous sommes satisfaits que le ministre n’ait pas cédé face aux pressions de la minière. La mobilisation citoyenne a porté fruits. C’est un signal fort envoyé à l’industrie : la protection de l’environnement n’est pas négociable ».

Christian Simard de Nature Québec : « Toute la saga de Sayona Mining soulève tout de même une question de fond non réglée au Québec : Toute mine devrait être assujettie à un examen environnemental complet et des consultations du BAPE, comme cela se fait déjà ailleurs au pays. Ça éviterait de longs et coûteux débats publics… et juridiques ».

Rappelons que la minière australienne propose une mine de lithium à ciel ouvert de 1km de longueur qui produirait plus de 80 millions de tonnes de déchets miniers dans un milieu sensible, à proximité de nombreux lacs et cours d’eau, dont un esker d’eau de source naturelle d’une grande réputation internationale — la même qui alimente l’eau Eska. Plus de cent (100) personnalités et organismes citoyens, scientifiques et environnementaux, de même que tous les partis d’opposition, et tous élus régionaux, dont deux députés caquistes, s’étaient prononcés en faveur d’un examen du BAPE.