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5 raisons de rejeter le projet de loi no. 5 du gouvernement du Québec

11 février 2026

Le gouvernement du Québec a déposé le projet de loi 5 (PL5) en décembre 2025 dans le but d’adopter la Loi visant à accélérer l’octroi des autorisations requises pour la réalisation des projets prioritaires et d’envergure nationale. Alors que les répercussions de ce projet de loi sur l’environnement et l’eau sont massives, peu de groupes œuvrant pour la sauvegarde de l’environnement ont été entendus en commission parlementaire pour ce projet de loi. De plus, de nombreux éléments de celui-ci ont été identifiés comme problématique à plusieurs niveaux et c’est précisément ce qu’Eau Secours recense dans son mémoire, soutenu par la Coalition Québec meilleure mine et par Sept-Îles sans uranium et déposé à la commission en février 2026. Ci-dessous, nous avons résumé en 5 points notre position sur le projet de loi 5 et pourquoi nous jugeons qu’il devrait être rejeté dans son entièreté: 

1.

Le PL5 représente un risque énorme d’engendrer des dommages environnementaux

  • Il permet de contourner les processus de consultation et d’encadrement environnemental de la province pour les projets désignés «prioritaires»;
  • Il permet à des travaux dits «préparatoires» (déterminés arbitrairement par le ministre des Finances) d’échapper à tout encadrement légal et réglementaire et de démarrer avant le processus d’évaluation environnementale;
  • Il permet que ces travaux puissent être réalisés dans des milieux humides et hydriques en vertu d’un pouvoir discrétionnaire conféré au ministre des Finances;
  • Il permet l’autorisation de projets miniers…
    • sans qu’un plan de réaménagement et de restauration ait été approuvé;
    • sans qu’une garantie financière pour des travaux de restauration ait été fournie.

2.

Le PL5 est anti-démocratique

  • Il amoindrit les consultations publiques pour les projets désignés «prioritaires»…
    • en abandonnant la séance d’information préalable;
    • en limitant le sujet d’une consultation aux conditions de réalisation d’un projet;
  • Il limite les recommandations du ministre de l’Environnement d’un projet désigné aux conditions ou modalités de sa réalisation;
  • Il prévoit que les renseignements publics liés à un projet soient partagés de la manière déterminée par le ministre de l’Économie;
  • Il permet de doter quelques ministres de pouvoirs discrétionnaires démesurés.

3.

Le PL5 ne favorise plus l’implantation de projets, mais bien leur imposition...

  • En contournant les compétences de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ);
  • En contournant les compétences des municipalités du Québec.

4.

Le PL5 repose sur une définition d’«intérêt collectif» non-définie ainsi que sur des critères de désignation de projet aussi vagues que contradictoires.

5.

Le PL5 considère que l’encadrement environnemental et les consultations sont des freins au développement du Québec alors qu’ils sont plutôt garants de développement planifié, prévisible et pérenne.

Pour en savoir plus sur ce projet de loi, nous vous invitons à consulter notre mémoire ou à consulter la page du projet de loi sur le site de l’Assemblée nationale. 

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Mémoire – Projet de loi n° 5, Loi visant à accélérer lʼoctroi des autorisations requises pour la réalisation des projets prioritaires et dʼenvergure nationale

Mémoire déposé en février 2026

À la fin de l’année 2025, le gouvernement du Québec à déposé son Projet de loi n° 5, Loi visant à accélérer l’octroi des autorisations requises pour la réalisation des projets prioritaires et d’envergure nationale. Eau Secours a présenté un mémoire dans le cadre de la commission parlementaire. 

Extrait du mémoire:

Nous nous opposons fermement à l’adoption de ce projet de loi, et ce, pour de nombreuses raisons.

D’emblée, il propose l’instauration de dispositifs carrément anti-démocratiques, ce qui, à nos yeux, délégitimise du même coup toute autorisation de développement économique prise en vertu d’un contournement total des processus de consultation et d’encadrement environnemental de la province tel que suggéré par ce projet de loi. Il permet à des travaux dits « préparatoires » d’échapper à tout encadrement légal et réglementaire. Il promet de ce fait de sacrifier des écosystèmes entiers à la volonté d’un ou de quelques ministres ainsi dotés de pouvoirs discrétionnaires démesurés. Il charcute la pertinence même des exercices consultatifs, tout en ouvrant toute grande la porte non plus à l’implantation, mais bien à l’imposition de projets économiques, au mépris des compétences municipales, des compétences de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) et des populations locales et autochtones dont les intérêts ou les rêves de développement territorial pourraient diverger. Il ne s’appuie même pas sur une définition claire et adéquatement justifiée de « l’intérêt collectif », et l’absence de critères précis encadrant l’application de ses dispositions annonce des dérives majeures dans l’application des pouvoirs que ce texte législatif contient. Enfin, ce projet de loi confère des pouvoirs d’action immenses dans des domaines d’ordre social et environnemental au ministère des Finances, n’ayant pourtant ni les compétences, ni les ressources adéquates pour adresser ces enjeux avec la diligence requise.

 Trouvez plus d’informations sur le projet de loi sur le site de l’Assemblée nationale. 

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Copie de FR Special Water Envoy

Nous exprimons nos inquiétudes quant à l’orientation de la gouvernance mondiale de l’eau à la suite de la nouvelle nomination des Nations unies

9 février 2026

En tant que Forum des peuples de l’eau, nous avons publié une déclaration critique à l’égard de la nomination de l’Envoyée spéciale pour l’eau par le Secrétaire général des Nations unies.

Dans cette déclaration, nous exprimons nos **préoccupations, partagées par les mouvements sociaux, les communautés et les organisations du monde entier,** quant aux implications potentielles de cette nomination pour la gouvernance mondiale de l’eau et pour la protection effective des droits humains à l’eau et à l’assainissement. Nous soulevons les problématiques du mandat, de l’indépendance et de la redevabilité de la nouvelle Envoyée spéciale, Retno L. P. Marsudi.

Nous dénonçons également les incidents qui ont touché les défenseuses et défenseurs de l’eau lors du 10e Forum mondial de l’eau, qui s’est tenu à Bali en mai 2024, et nous situons ces événements dans un contexte général de rétrécissement de l’espace civique et de criminalisation de la défense de l’eau.

Nous réaffirmons que l’eau et l’assainissement sont des droits humains fondamentaux et des biens communs, et nous mettons en garde contre les risques liés à un éloignement de l’approche fondée sur les droits humains par les instances internationales de gouvernance de l’eau au profit de modèles multipartites qui ne garantissent pas le rôle central des titulaires de droits.

Nous avons officiellement adressé cette déclaration au Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, ainsi qu’aux agences des Nations unies et aux institutions internationales impliquées dans la gouvernance de l’eau.

Cette position revêt une importance particulière dans le contexte de la troisième Conférence des Nations unies sur l’eau, qui se tiendra aux Émirats arabes unis du 2 au 4 décembre 2026. En cette période critique, nous insistons sur la nécessité de placer la voix des communautés touchées, la transparence et la responsabilité au centre des débats mondiaux sur la gouvernance de l’eau.

👉 La déclaration complète peut être téléchargée en cliquant ici…

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Mémoire sur la Loi modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau réglementaire et administratif

Mémoire déposé en janvier 2026

À la fin de l’année 2025, le gouvernement du Québec à déposé son projet de loi 11, Loi modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau réglementaire et administratif. Eau Secours présente son mémoire à la commission sur le projet de loi le 4 février 2026. Écouter la diffusion en direct de la présentation de la Coalition QMM à l’Assemblée Nationale…

Extrait du mémoire:

Les dispositions du projet de loi n° 11, Loi modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau réglementaire et administratif qui concernent le secteur minier nous apparaissent pour la plupart inacceptables en ce qu’elles introduisent des reculs déraisonnables en matière de transparence et de prévisibilité pour le gouvernement et les communautés consultées par les compagnies minières, tout en accordant à celles-ci des avantages disproportionnés au regard du peu d’efficacité administrative envisageable pour ces mesures. La possibilité de gains significatifs en matière d’allègement réglementaire et administratif est loin d’être manifeste.

 Trouvez plus d’informations sur le projet de loi sur le site de l’Assemblée nationale. 

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PL11 sur l’allègement règlementaire: Au service des profits miniers, pas de l’intérêt public

4 février 2026

Québec – Alors que le gouvernement Québécois introduit plusieurs projets de lois qui visent effriter la démocratie et augmenter la poigne autoritaire sur les ressources naturelles, la Coalition Québec meilleure mine, MiningWatch Canada et Eau Secours seront présents en commission parlementaire mercredi le 4 février à 17h30 pour présenter leur mémoire sur le Projet de Loi 11 modifiant diverses dispositions principalement aux fins d’allègement du fardeau réglementaire et administratif

Les organismes dénoncent un projet de loi qui ne répond pas aux attentes de la société civile, et qui s’inscrit dans une tendance préoccupante: favoriser les intérêts de l’industrie minière au détriment de l’environnement et de la population. 

Une loi issue du lobbying et d’une course réglementaire vers le bas

Selon les auteurs du mémoire, le PL11 est le produit direct du lobbying intensif de l’industrie minière. La justification souvent avancée d’un fardeau réglementaire excessif repose sur un mythe : contrairement aux chiffres de 160 à 660 permis évoqués par certains élus, un projet minier fictif élaboré par les auteurs n’exigerait que 83 permis. L’engorgement actuel s’explique plutôt par le boom minier que connaît le Québec depuis la fin des années 2010.

En cherchant à « accélérer » le développement minier, le gouvernement québécois s’engage dans une course vers le bas réglementaire, à l’image de lois similaires adoptées ailleurs au Canada, largement critiquées pour leurs atteintes à l’environnement, aux droits des peuples autochtones et aux processus démocratiques.

Reculs majeures en matières de transparence 

Plusieurs dispositions du PL11 introduisent des reculs importants en matière de transparence et de reddition de comptes. Le projet de loi affaiblit les obligations des titulaires de droits miniers, limite la capacité d’imposer des conditions aux opérations et réduit l’obligation du ministre de justifier certaines décisions exceptionnelles. Ces changements risquent de désavantager les communautés affectés et de compliquer la surveillance des activités minières. 

Menaces pour la protection de l’eau et des milieux humides et hydriques 

Le PL11 modifie également de façon préoccupante la Loi sur l’eau, en affaiblissant l’obligation de produire un portrait décennal des projets de restauration et de création de milieux humides et hydriques. Cet outil, en vigueur depuis 2017 et dont le premier bilan est attendu en 2027, serait vidé de sa substance avant même d’avoir été utilisé, alors que le secteur minier est le principal responsable de la destruction de ces milieux au Québec.

Une opportunité manquée: Contrôle de ressources dans le context géopolitique actuel

Les critiques les plus sévères concernent ce qui ne se trouve pas dans le PL11. Le projet de loi ne contient aucune mesure visant à renforcer le contrôle public sur les ressources minérales du Québec, malgré un contexte géopolitique marqué par de fortes tensions internationales. Plutôt que de déréglementer davantage, le gouvernement devrait se doter d’outils pour mieux encadrer le boom minier, en ne retenant que des projets crédibles, responsables et acceptés par les peuples autochtones et les communautés locales.

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Références

Pour information

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Les groupes environnementaux dénoncent leur mise à l’écart de la commission parlementaire sur la loi « Q-5 »

29 janvier 2026

Québec, le 29 janvier 2026 – Alors que le projet de loi n°5, Loi visant à accélérer l’octroi des autorisations requises pour la réalisation des projets prioritaires et d’envergure nationale, vise principalement à contourner les lois environnementales pour des projets dits « d’envergure nationale », plusieurs organisations environnementales dénoncent vigoureusement leur mise à l’écart  par le gouvernement de la commission parlementaire et demandent à être entendues. 

Les groupes avaient déjà tiré la sonnette d’alarme le 8 décembre dernier en dénonçant la multiplication des mesures législatives du gouvernement du Québec qui affaiblissent les lois et les contre-pouvoirs, marginalisent la science et réduisent la participation citoyenne sous prétexte « d’accélération économique ». « En écartant des voix pertinentes et essentielles durant ces consultations, le gouvernement persiste et signe dans son mépris répété des processus démocratiques », déplorent les groupes. 

Pour les organisations, le manque de représentativité des groupes invités en commission parlementaire saute aux yeux et empêche une prise de décision éclairée. « Il est particulièrement préoccupant de constater la surreprésentation des secteurs industriel et patronal qui, on le sait, sont les principaux demandeurs de la vague de déréglementation actuelle. D’ailleurs, c’est la deuxième fois en quelques semaines que la Commission des finances publiques fait l’impasse sur les groupes environnementaux alors que les projets de loi 5 et 7 touchent directement leurs secteurs d’activités », expliquent les organisations. 

Les groupes sont d’avis que le projet de loi n°5 est problématique à de nombreux niveaux et qu’il enferme le Québec dans des voies risquées difficiles à inverser. Ils déplorent notamment les pouvoirs démesurés accordés au ministre des Finances au détriment de nos institutions démocratiques essentielles et le fait que les promoteurs pourront réaliser des travaux préparatoires risquant de détruire des milieux naturels avant même de recevoir les autorisations nécessaires. Les organismes s’inquiètent aussi de voir le BAPE muselé, alors qu’il ne pourra pas recommander la non-réalisation du projet même si les impacts sociaux et environnementaux sont majeurs pour le milieu d’accueil.

« Avec sa loi « Q-5 », le gouvernement ne coupe pas dans la paperasse, il coupe dans la protection légale de la population et du territoire québécois. Cette tentative d’accélérer le développement industriel et d’infrastructures risque d’aboutir, à la manière de Northvolt, à des projets mal ficelés, sans acceptabilité sociale, et dont les impacts sur la santé de la population et des écosystèmes ne seront connus que trop tard. Personne n’en sortira gagnant et c’est pour cela qu’on exige d’être entendus », concluent les organismes. 

Organisations signataires : 

  • Nature Québec
  • Fondation David Suzuki
  • Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets
  • SNAP Québec
  • Équiterre
  • Regroupement national des conseil régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ)
  • Vivre en Ville
  • Eau Secours
  • Fondation Rivières

 

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Pour de plus amples informations ou une entrevue avec les médias, veuillez contacter :

Mathieu Langlois, responsable des communications, Eau Secours
514 588-5608 | communications@eausecours.org

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2025-12-08 CP Bilan – LinkedIn et Bluesky

Bilan environnemental 2025 : une dérive autoritaire est-elle en marche?

8 décembre 2025

Montréal, le 8 décembre 2025 – Des organisations et groupes environnementaux font front commun pour tirer la sonnette d’alarme : l’année qui vient de s’écouler marque un tournant inquiétant pour la démocratie environnementale au Québec et au Canada. Sous prétexte « d’accélération économique », les gouvernements multiplient les mesures législatives qui affaiblissent les lois et les contre-pouvoirs, marginalisent la science et réduisent la participation citoyenne.

Un recul démocratique préoccupant au Québec

Au cours de la dernière année, une accumulation inédite de projets de loi fragilisant l’État de droit a été constatée, notamment par l’utilisation du bâillon, le dépôt d’omnibus et l’élargissement du pouvoir discrétionnaire du gouvernement. Parmi les exemples les plus préoccupants, on peut citer le projet de loi 69 (énergie), le projet de loi 97 (régime forestier), le projet de loi omnibus 81, le projet de loi 93 (Stablex), le projet de loi 7, et le récent projet de loi constitutionnelle.

Mis ensemble, ces textes traduisent une tendance lourde d’effritement de l’État de droit et d’affaiblissement des garde-fous démocratiques.

« Quand un gouvernement limite les débats, contourne ses propres lois, s’attaque à la légitimité scientifique, réduit les contre-pouvoirs et renforce la concentration de pouvoir entre les mains de quelques personnes, ce sont les fondements même de notre démocratie qui sont attaqués». 

L’environnement également mis sur le banc des sacrifiés par le fédéral

Les organisations dénoncent une rhétorique gouvernementale qui oppose constamment l’environnement au développement économique et qui sous-entend que les normes environnementales sont un “fardeau”, un même fil rouge qui se dessine au niveau fédéral, notamment avec l’adoption du projet de loi C-5 et le dépôt du projet de loi C-15 (loi budgétaire), actuellement discuté au Parlement canadien. 

Les organisations rappellent que la démocratie, la science et les lois environnementales ne sont pas des obstacles pour le Québec, mais bien des fondations essentielles pour le bien-être collectif et pour une économie qui soit véritablement résiliente et soutenable. Lorsque les lois deviennent optionnelles, les atteintes à l’environnement et plus largement à la protection des droits de la population et des premiers peuples deviennent inévitables.

Les organisations appellent les gouvernements du Québec et du Canada à suspendre les mesures législatives qui affaiblissent le droit environnemental, à respecter les droits des peuples autochtones, à rétablir la place de la science dans les processus décisionnels, à encourager la participation citoyenne et démocratique, et à protéger les principes qui sous-tendent le respect de l’État de droit.

Les organisations environnementales invitent la population, les élu·es, les médias et les institutions à se mobiliser pour préserver la démocratie, la protection de l’environnement et le respect des savoirs et de la science, devenus des parties intégrantes de nos valeurs sociétales fondamentales.

« L’environnement, c’est le canari dans la mine. Si nous ne travaillons pas tous et toutes ensemble pour contrer cette dérive autoritaire, elle continuera de faire d’autres victimes au nom de la sacro-sainte croissance économique. » 

 

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LISTE DES SIGNATAIRES

  • Alain Branchaud, directeur général, Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec)
  • Geneviève Paul, directrice générale, Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE)
  • Alice-Anne Simard, directrice générale, Nature Québec
  • Thibault Rehn, coordonnateur, Vigilance OGM
  • André Bélanger, directeur général, Fondation Rivières
  • Sabaa Khan, directrice générale, Fondation David Suzuki (Québec)
  • Karel Ménard, directeur général, Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets
  • Martin Vaillancourt, directeur général, Regroupement national des Conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ)
  • Rébecca Pétrin, directrice générale, Eau Secours
  • Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales, Équiterre
  • Chantal Levert, coordonnatrice générale, Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) 
  • Chloé Tremblay Cloutier, coordonnatrice développement et partenariats, Réseau Demain le Québec
    Louis Couillard, responsable de la campagne climat-énergie, Greenpeace Canada
  • Gabrielle Spenard-Bernier, co-directrice, Mères au front

Plus d’informations

CONTACTS MÉDIAS

Sophie Turri
Directrice des communications, CQDE
438 979-7951
sophie.turri@cqde.org

Charlène Daubenfeld
Directrice des communications, SNAP Québec
514 378-3880
communications@snapquebec.org

David Beauchamp
Responsable des communications, Fondation Rivières
438 501-8140
david.beauchamp@fondationrivieres.org 

Alexandre St-Amant
Spécialiste des communications et affaires publiques, Fondation David Suzuki
438 494-8214
astamant@davidsuzuki.org 

Lucie Bédet
Chargée des communications, Nature Québec
581 980-8198
lucie.bedet@naturequebec.org

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Accélérer les yeux fermés: un passe droit pour le projet minier Matawinie, déjà critiqué pour ses impacts sur l’eau

13 novembre 2025

Montréal, le 13 novembre 2025 – Des organisations environnementales et citoyennes s’opposent à ce que le gouvernement du Canada ajoute le projet minier Matawinie, de Nouveau Monde Graphite (NMG), au rang des « projets d’intérêt national », car les activités d’exploration minière de NMG auraient déjà engendré une détérioration des cours d’eau de la région. Un rapport à cet effet a été publié au printemps dernier.

Ils dénoncent également l’octroi d’importantes sommes publiques à cette exploitation visant notamment à fournir l’industrie militaire.

« Alors que Nouveau Monde Graphite se présentait comme une solution à la crise climatique et n’en était qu’à l’étape des forages, nous observions déjà une détérioration inquiétante des cours d’eau autour de sa future mine. Maintenant qu’elle se présente comme un fournisseur de l’industrie militaire, qu’en sera-t-il lorsque la compagnie creusera, en accéléré, une fosse de 2 kilomètres avec le soutien financier du gouvernement fédéral ? » questionne Émile Cloutier-Brassard, responsable des dossiers miniers chez Eau Secours.

Les organismes demandent donc au gouvernement du Canada de retirer le projet Matawinie de NMG de la liste des projets d’intérêt national.

Afin d’éviter une contamination des milieux hydriques, tels le lac Taureau et la rivière Matawin, le projet minier Matawinie doit souscrire au même encadrement réglementaire que les autres mines du Canada. C’est pourquoi Eau Secours a demandé, le 31 octobre dernier,  d’élargir la portée du Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants et du Règlement sur les activités concrètes pour inclure le graphite à l’encadrement de ces deux règlements. 

À défaut de répondre favorablement à ces demandes, les organismes estiment que le gouvernement du Canada faillit dangereusement à sa responsabilité, à son devoir de consultation de la population et à ses engagements pour la protection de l’eau douce.  

« Le gouvernement semble oublier complètement que la préservation de l’eau douce et de l’environnement est une priorité d’intérêt national. Si, dans le futur, le Canada devait manquer d’eau par manque de vision politique aujourd’hui, ce ne sont ni les opportunités économiques, ni l’armement produit fièrement avec du graphite “canadien” qui viendront régler ce problème » se désole Rébecca Pétrin, directrice-générale d’Eau Secours.

« Il importe plus que jamais de mettre à jour la réglementation fédérale : le gouvernement canadien ne peut pas se permettre de soutenir massivement l’industrie minière tout en l’exemptant de se conformer aux règles minimales dont le pays s’est doté » s’indigne Rodrigue Turgeon, avocat, co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine. 

Les organismes rappellent qu’un sondage réalisé par la firme Léger a révélé, en 2022, que la grande majorité de la population québécoise (86%) demande « que tous les projets de mines et d’agrandissement de mines soient soumis à des évaluations environnementales ».

« Le récent virage du projet Nouveau Monde Graphite vers l’armement illustre une orientation troublante : Ottawa et Québec privilégient les intérêts militaires au détriment de la lutte aux changements climatiques. Les minéraux critiques comme le graphite sont essentiels pour nos panneaux solaires et nos batteries, mais avant de creuser partout, réutilisons ce qu’on a déjà! Protégeons les écosystèmes sensibles et assurons-nous que ces minéraux servent réellement la transition énergétique, pas la guerre » dénonce Louis Couillard, responsable de la campagne climat-énergie chez Greenpeace Canada

« Le rapport de mai dernier révélait déjà des impacts sur l’eau dus à l’exploration de NMG. Face à ce constat qui n’ira, selon nous, qu’en empirant, voire affectera négativement et de façon importante l’environnement d’une région de villégiature, pourquoi le gouvernement fédéral s’entête-t-il à appuyer un projet qui ne rencontre pas l’acceptabilité sociale mais qui génère plutôt sa division ? » ajoute May Dagher du comité administratif de la Coalition des opposants à un projet minier en Haute Matawinie (COPH)

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Signataires

  • Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours
  • Rodrigue Turgeon, avocat, co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine
  • André Bélanger, directeur général, Fondation Rivières
  • Louis Couillard, responsable de la campagne climat-énergie chez Greenpeace Canada
  • Daniel Tokatéloff, Association pour la protection du lac Taureau (APLT)
  • May Dagher, membre de comité administratif de la COPH

Contact média

Mathieu Langlois
Responsable des communications, Eau Secours
514-588-5608
communications@eausecours.org

2025-11-06 Motion d'appui à l'accord de Paris

10 ans de l’Accord de Paris: L’assemblée nationale unanime pour faire face aux changements climatiques

6 novembre 2025

En réponse à l’adoption, à l’unanimité, d’une motion soulignant le 10e anniversaire de l’Accord de Paris par l’Assemblée nationale, des organisations environnementales, syndicales et de santé du Québec saluent la décision du Québec de s’engager clairement en faveur du maintien de l’action climatique. Face aux reculs environnementaux des États-Unis et du gouvernement canadien, le Québec choisit la voie responsable. 

Présentée par le Parti Québécois et appuyée par la Coalition avenir Québec, Québec solidaire et le Parti libéral du Québec, cette motion vise à renforcer la légitimité des acquis du Québec, notamment le marché du carbone et l’électrification des transports, qui doivent être préservés. Les organisations signataires soulignent leur ouverture à collaborer avec toutes et tous les parlementaires pour accélérer la mise en œuvre de cet accord sur le territoire québécois.

« L’Accord de Paris, c’est notre étoile polaire pour limiter le réchauffement climatique à un niveau viable, préparer nos communautés à affronter le dérèglement du climat et transformer notre système financier pour qu’il soit compatible avec une société carboneutre à long terme », affirment les organisations signataires.

« Conformément à la Loi sur la qualité de l’environnement, le gouvernement doit aussi réviser sa cible de réduction d’émissions de gaz à effet de serre d’ici la fin de l’année. Le gouvernement doit maintenant passer de la parole aux actes en adoptant une nouvelle cible à la hauteur des capacités du Québec et, surtout, prendre les moyens nécessaires pour l’atteindre. »

Adoptée à quelques jours de la 30e Conférence des Parties (CdP-30), le sommet annuel des Nations unies sur les changements climatiques, cette prise de position réaffirme le leadership du Québec à l’international. Dans un contexte où les négociations internationales touchent de plus en plus les domaines de compétence des États fédérés, le Québec a avantage à bâtir sur ses acquis dans la lutte contre la crise climatique. 

Signatures :

  • Leïla Cantave, Coordonnatrice à la stratégie et des membres internationaux, Réseau action climat Canada
  • David Roy, directeur général, Ateliers pour la biodiversité
  • Alice-Anne Simard, directrice générale, Nature Québec 
  • Jeanne Robin, directrice principale, Vivre en Ville
  • Charles-Edouard Têtu, Analyste des politiques climatiques et énergétiques, Équiterre
  • Denis Bolduc, Secrétaire-Général, Fédération des Travailleuses et Travailleurs du Québec (FTQ)
  • Michèle Asselin, directrice générale, Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)
  • Rébecca Pétrin, directrice générale, Eau Secours
  • Louis Couillard, responsable de la campagne climat-énergie, Greenpeace Canada
  • Patricia Clermont, organisatrice et porte-parole, Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME)
  • Geneviève Paul, directrice générale, Centre québécois du droit de l’environnement (CQDE)
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