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Destruction de lacs pour y déverser des déchets miniers: retour sur notre marche funèbre à Ottawa

5 novembre 2025

Vendredi le 31 octobre dernier, une trentaine de personnes, dont plusieurs bénévoles, ont bravé le froid et la pluie afin de participer à notre action symbolique pour dénoncer la destruction de lacs et cours d’eau par l’industrie minière. Appuyé par Mining Watch Canada et la Coalition Québec meilleure mine, nous avons porté des dizaines de pierres tombales, chacune symbolisant une zone sacrifiée comprenant entre un et quelques dizaines de lacs et cours d’eau, détruit par l’industrie minière afin d’y déverser des déchets miniers, lors d’une procession funèbre autour de la colline parlementaire à Ottawa. Suite à une conférence de presse, nous avons installé notre cimetière de lacs devant le Parlement!

Cette action était également l’opportunité de demander au gouvernement du Canada d’abroger l’article 5(1) du Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants (REMMMD) qui permet cette destruction des lacs et cours d’eau du Canada. 

Merci à tous les bénévoles ainsi qu’à nos partenaires pour cette belle action réussie!

À votre tour de demander la fin de cette pratique archaïque!

Participez à notre campagne en envoyant rapidement et facilement un courriel aux responsables de ce dossier au gouvernement du Canada. Demandez-leur d’abroger l’article 5(1) du REMMMD dès maintenant et d’exiger une meilleure gestion des déchets miniers. Ça ne prend que quelques secondes afin de faire entendre votre voix! 

Pour en savoir plus…

Consulter notre vidéo de retour sur l’événement du 31 octobre 2025: 

Consulter la conférence de presse au complet, captée par CPAC, avec Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours, Catherine Coumans, coordonnatrice de la recherche et du programme Asie-Pacifique de MiningWatch Canada et Rodrigue Turgeon, avocat, co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine et coresponsable du programme national de MiningWatch Canada.

Restez à l’affût! Nous préparons d’autres actions pour continuer la pression sur le gouvernement du Canada – il est temps que cette pratique digne du 18e siècle soit abolie!

2025-10-31 - destruction de lacs par les mines

Destruction de lacs pour y déverser des déchets miniers: le Canada doit mettre fin à cette horreur

31 octobre 2025

Ottawa, le 31 octobre 2025 – Eau Secours, soutenu par MiningWatch Canada et la Coalition Québec Meilleure Mine, demande au gouvernement du Canada d’abroger un article absolument terrifiant du Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants (REMMMD) qui permet la destruction de lacs et cours d’eau afin que des minières y déversent leurs déchets. L’organisme craint que ce cauchemar soit aggravé par la nouvelle Loi sur l’unité de l’économie canadienne (C-5) qui contient un mécanisme permettant d’ignorer complètement le REMMMD, déjà trop permissif à l’égard de la destruction de plans d’eau. 

Un article de règlement venu tout droit de la Quatrième dimension

Dans un mémo envoyé aujourd’hui aux ministres des Pêches et de l’Environnement et du Changement climatique afin de demander l’abrogation de l’article 5(1), Eau Secours avance que ce dernier va complètement à l’encontre de l’objectif premier du REMMMD qui est de protéger l’habitat du poisson. En autorisant les minières à utiliser un plan d’eau naturel comme poubelle de résidus miniers, moyennant un ajout du site visé à l’Annexe 2 du règlement, le gouvernement du Canada faillit à sa responsabilité et à ses engagements pour la protection de l’eau douce. Les minières ont pourtant amplement les moyens techniques et financiers de mieux gérer leurs déchets miniers. Les gouvernements provincial et fédéral s’entendent d’ailleurs pour dire que le remblayage de lacs ne devrait constituer qu’une solution exceptionnelle et de dernier recours. Pourtant, toutes les demandes faites par des minières désirant faire ajouter des plans d’eau à l’Annexe 2 ont été autorisées à ce jour. En d’autres mots, toutes les demandes de destruction de lacs ont eu le feu vert du fédéral. 

« Nous avons la forte impression que l’ajout d’un site à l’Annexe 2 du règlement n’est qu’une simple formalité, que les promoteurs de projets miniers n’ont qu’à cocher une case sur un formulaire pour que le gouvernement fédéral permette la destruction complète et totale de lacs et cours d’eau » se désole Émile Cloutier-Brassard, responsable des dossiers miniers chez Eau Secours.  

Des solutions alternatives plus respectueuses des milieux naturels existent pourtant. Le REMMMD pourrait plutôt exiger le remblaiement systématique des excavations (fosses et galeries) avec les déchets que leur exploitation génère. Cette option est souvent réfutée par les minières citant la perte d’un potentiel financier trop important. 

« Ce qu’on comprend de la situation actuelle, c’est que le gouvernement canadien préfère voir d’innombrables plans d’eau être transformés en poubelles minières plutôt que de forcer l’industrie à mettre à jour ses pratiques. On n’est plus en 1930! » s’indigne Rodrigue Turgeon, avocat, co-porte-parole de la Coalition Québec meilleure mine et coresponsable du programme national de MiningWatch Canada. 

Des lacs dans les ténèbres

Selon Eau Secours, autant il est facile d’obtenir une autorisation pour les promoteurs, autant il est difficile pour la population d’obtenir des informations précises sur les plans d’eau remblayés. Une analyse préliminaire par l’organisme de chacun des décrets et études d’impact en lien avec l’Annexe 2, permet de répertorier minimalement 38 lacs, 39 étangs, 29 plans d’eau additionnels, 28 ruisseaux et 124 cours d’eau qui ont été utilisés ou sont en voie de l’être afin d’y enfouir des déchets miniers. Au vu du peu d’informations fournies, l’organisme craint cependant qu’il ne s’agisse là que de la pointe de l’iceberg de ce bilan inquiétant.

« La population est en droit de savoir comment les plans d’eau du Canada sont utilisés, ou dans ce cas, détruits au nom du progrès économique. Si plus de gens savaient ce qui se passe dans ces projets miniers lointains, l’acceptabilité sociale en prendrait un coup » assure M. Cloutier-Brassard. 

L’organisme rappelle qu’un sondage réalisé par la firme Léger en 2022 montre que la grande majorité de la population québécoise (89%) est favorable à des mesures environnementales plus strictes, dont « interdire le rejet de déchets miniers dans tout lac, rivière ou milieu écologique sensible ».

Eau Secours s’inquiète pour la suite compte tenu de l’adoption de la Loi sur l’unité de l’économie canadienne qui vise à accélérer les grands projets d’infrastructure. Cette loi contient un mécanisme qui donne le pouvoir à un ministre désigné de fixer les conditions d’approbation d’un projet et ainsi de passer outre certaines lois et règlements, dont le REMMMD. 

« C’était déjà trop facile pour les minières de détruire des lacs au Canada et voilà que cette nouvelle loi simplifiera davantage cette pratique qui date d’une autre époque, en écartant complètement tout débat démocratique sur ces questions. Pour quelques dollars aujourd’hui, le gouvernement est prêt à sacrifier l’eau dont nous manquerons demain. Ça n’a juste aucun sens, » de conclure M. Cloutier-Brassard. 

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Contact média

Émile Cloutier-Brassard
Responsable des dossiers miniers, Eau Secours
514 799-2383
emile@eausecours.org

2025-10-22 Stablex-plainte

Des groupes portent plainte contre Stablex et dénoncent le désengagement du ministère de l’Environnement

22 octobre 2025

Montréal, le mercredi 22 octobre 2025 | Une coalition de groupes environnementaux, en partenariat avec la Coalition des citoyens de Blainville contre la cellule #6 de Stablex, a déposé aujourd’hui une plainte officielle au ministère de l’Environnement en lien avec les activités de l’entreprise américaine Stablex. La plainte fait suite notamment au déversement d’un liquide contaminé d’un camion quittant le site de l’entreprise Stablex à Blainville le 21 août 2025 ainsi qu’aux révélations de l’émission Enquête de Radio-Canada diffusée le 9 octobre 2025 citant des cas de rejets d’air pollué. Tous déplorent que le Ministère soit absent de la surveillance environnementale à Blainville et que la société civile se retrouve à devoir assurer cette tâche à sa place afin d’assurer la sécurité et le bien-être de la population ainsi que la protection de l’environnement.

Une plainte en 3 constats inquiétants

  1. Rejets atmosphériques – La plainte déposée par les groupes affirme que les témoignages d’anciens travailleurs à Stablex, récoltés dans le cadre de l’émission Enquête et faisant état de rejets d’air pollué, de nuages de poussière et de dépôts contaminés à l’arsenic et au mercure, « laissent craindre des émissions atmosphériques susceptibles de contrevenir au Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère (Q‑2, r. 4.1) ». 
  2. Déversement de liquide contaminé – Le 21 août, un camion quittant le site de Stablex, a déversé des centaines de litres de liquide sur la voie publique. Ce liquide s’est rendu jusqu’au réseau pluvial menant au ruisseau Locke Head. Les analyses indépendantes  ont révélé des métaux lourds, des HAP cancérigènes, des hydrocarbures et des phénols à des concentrations dépassant les normes établies par la Communauté Métropolitaine de Montréal. Les groupes demandent qu’une vérification soit faite afin de confirmer si la déclaration post-déversement réglementaire a été faite en bonne et due forme par l’entreprise. 
  3. Dépassement des normes autour de Stablex – Une analyse indépendante des données du ministère de l’Environnement, effectuée par la Société pour vaincre la pollution, démontre que les concentrations de polluants autour de Stablex dépassent les normes sur la qualité de l’air. Ces dépassements s’ajoutent au dépassement des normes de l’eau et des sédiments mis en lumière lors d’un échantillonnage citoyen mené en 2023. Les groupes demandent donc la mise en place d’une veille sanitaire et de stations de mesure continues, ainsi qu’une révision de l’autorisation d’exploitation pour y intégrer des mesures de captation plus strictes et une évaluation des impacts cumulatifs. 

« Les indices de contamination s’accumulent alors que la passivité des autorités persiste. Il est plus que temps que le ministère de l’Environnement assume pleinement ses responsabilités et mette en place un suivi des activités de Stablex qui soit continu, rigoureux, aléatoire et complètement indépendant de l’entreprise afin d’assurer pleinement la sécurité de la population et de l’environnement » affirme Daniel Green, écotoxicologue et représentant de l’organisme Société pour vaincre la pollution (SVP). 

Déjà absent, le ministère de l’Environnement s’éclipse davantage

Le reportage d’Enquête révèle également que le ministère de l’Environnement fait entièrement confiance aux données fournies par Stablex plutôt que de mener ses propres suivis environnementaux indépendants, et ce, depuis de nombreuses années. Pour les groupes, cette situation témoigne d’un manque flagrant de rigueur et d’une déresponsabilisation inquiétante de l’État.

« Qui devrait assurer la surveillance des activités de Stablex? La multinationale américaine au lourd passé d’infractions environnementales elle-même ou le gouvernement du Québec dont la mission est d’assurer la sécurité de la population et des travailleurs et de protéger l’environnement », demandent les groupes.  

Ceux-ci dénoncent qu’au lieu de renforcer le rôle de surveillance du ministère de l’Environnement, le gouvernement du Québec choisisse de l’affaiblir davantage en remerciant plus de 130 employés. Cette décision ne fait qu’aggraver le vide institutionnel et la perte de confiance du public envers l’État.

D’ailleurs, les groupes rappellent qu’il aura fallu une campagne d’échantillonnage citoyenne révélant la présence de contaminants en quantités inquiétantes dans l’eau autour du site de Stablex pour que le Ministère se manifeste enfin et reprenne, très timidement, son rôle de gardien. Ils déplorent toutefois que le dernier échantillonnage effectué ait été réalisé en collaboration directe avec l’entreprise, compromettant ainsi son indépendance et sa crédibilité.

« Que reste t-il de la raison d’être de NOTRE ministère de l’Environnement? C’est ahurissant et tout à fait inacceptable que la responsabilité d’effectuer des vérifications environnementales indépendantes revienne désormais aux citoyens, à leurs frais et à leurs risques. C’est honteux. » déplore Marie-Claude Archambault, porte-parole de la Coalition des citoyens de Blainville contre la cellule #6 de Stablex

Signataires

Société pour vaincre la pollution
Eau Secours
Mouvement d’action régional en environnement
Coalition alerte à l’enfouissement Rivière-du-Nord
Mères au front Basses-Laurentides
Coalition des citoyens de Blainville contre la cellule #6 de Stablex

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Contact média

Mathieu Langlois, Eau Secours
514 588-5608
communications@eausecours.org

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Un outil pour faciliter l’accès gratuit à une eau potable, fraîche et non embouteillée

Les municipalités ont le pouvoir d’améliorer l’accès gratuit à une eau potable de qualité non embouteillée. Plusieurs solutions existent pour améliorer l’accès à l’eau potable dans votre municipalité et les bienfaits sont nombreux. En partenariat avec le Collectif Vital, nous avons développé un modèle de résolution à adopter afin de prendre un engagement concret envers l’accès à l’eau potable pour vos citoyens-nes. 

Près de 9 personnes sur 10 considèrent que de l’eau potable, fraîche et non embouteillée devrait être offerte gratuitement dans tous les bars et les restaurants, que l’on consomme ou non des aliments et des boissons. 

Consulter notre outil complet contenant plusieurs exemples d’actions concrètes possibles ainsi que le modèle de résolution que votre municipalité peut adopter dès maintenant.

projet minier - troilus

Commentaires à l’AEIC relatifs à l’Évaluation d’impact du Projet minier Troilus

Commentaires déposés en août 2025

Description du projet sur le site de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada: La société Troilus Gold propose la construction, l’exploitation et la fermeture d’une nouvelle mine à ciel ouvert d’or et de cuivre située à environ 76 kilomètres au nord-ouest de la communauté crie de Mistissini et à environ 170 kilomètres au nord de Chibougamau, au Québec. Tel que proposé, le projet minier Troilus comprendrait l’exploitation de deux anciennes fosses et de deux nouvelles fosses, la réutilisation du parc à résidus, l’aménagement de haldes à stériles et à mort-terrain ainsi que la construction et l’opération d’un nouveau complexe usinier de traitement du minerai. Le projet aurait une capacité maximale de production de minerai de 50 000 tonnes par jour et une durée d’exploitation de 22 ans.

Extrait des commentaires:

Afin de ne pas laisser en héritage aux collectivités touchées un risque additionnel à leur bien-être et à leur santé, ainsi que pour préserver la biodiversité et les réserves d’eau de la région, il est donc attendu qu’une gestion responsable et sérieuse des eaux contaminées du site minier Troilus devra inclure des mesures pendant toutes les phases de la mine, de la construction à la fin de la restauration, tant qu’un ruissellement de contaminants se fera dans le milieu naturel. Ces mesures doivent permettre de retrouver les conditions de l’écosystème aquatique qui prévalaient avant 1996.

Rendez-vous sur le site de l’agence d’évaluation d’impacts du Canada pour en savoir plus sur le projet de loi: https://iaac-aeic.gc.ca/050/evaluations/proj/83658?culture=fr-CA

Restez à l’affût sur nos plateformes pour suivre nos démarches en lien avec le projet de loi.

Autres ressources et actualités
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Soif insatiable des minières : un nouvel outil d’analyse

16 juin 2025

Montréal, le 16 juin 2025 — Alors que le Québec observe actuellement le Mois de l’eau, « une célébration collective de la ressource misant sur la sensibilisation et l’éducation de la population », Eau Secours publie un outil inédit recensant l’ensemble des prélèvements d’eau par les minières actives au Québec entre 2012 et 2023. Inspirée d’un premier exercice mené en 2024 par le Regroupement Vigilance Mines en Abitibi-Témiscamingue, cette compilation rend visibles l’ensemble des volumes d’eau colossaux consommés par ce secteur. 

Des données disponibles, mais indigestes

Les données de prélèvement d’eau par les industries sont disponibles au public depuis 2024 seulement. Rappelons que c’est suite à un travail acharné d’Eau Secours et du Centre québécois du droit de l’environnement que le gouvernement du Québec a finalement levé le voile sur la consommation d’eau des grands préleveurs. Malgré qu’elles soient maintenant publiques, ces données n’en demeurent pas plus faciles à consulter ou à comprendre compte tenu du format très brut des informations rendues disponibles par Québec. C’est pourquoi Eau Secours a entamé cet exercice de traitement des données relatives à l’industrie minière afin d’en faire un outil plus accessible, mais tout de même très complet. L’organisme espère que ces données soient utilisées par différents secteurs de la société (groupes citoyens, journalistes, chercheurs, etc.) afin d’alimenter un débat de fond sur la saine gestion et la protection de cette ressource vitale.

Quelques données frappantes

Plusieurs données intéressantes peuvent ressortir de ce genre d’exercice permettant de peindre un portrait de la consommation d’eau des mines dont voici quelques exemples ci-dessous. L’outil rendu public contient également plusieurs graphiques pour mieux illustrer les informations. 

  • 943 milliards de litres d’eau : c’est la quantité totale d’eau prélevée par les minières au Québec sur 12 ans — soit l’équivalent de près de 380 000 piscines olympiques.
  • Mine Mont-Wright d’ArcelorMittal : championne de la consommation avec 365 milliards de litres à elle seule (39 % du total). Cette mine, régulièrement sanctionnée pour ses pratiques environnementales, trône tristement en tête du palmarès. Canadian Malartic (Agnico Eagle) suit en deuxième place avec plus de 109 milliards de litres consommés.
  • L’industrie minière a consommé en moyenne 78,57 milliards de litres d’eau par an de 2012 à 2023.

Une prise de conscience nécessaire

Les nouvelles données rassemblées lèvent le voile sur l’ampleur de l’utilisation d’eau par le secteur minier, dont la croissance rapide soulève d’importants enjeux environnementaux et sociaux. Alors que de nombreux projets voient le jour à travers le Québec, il devient urgent que le gouvernement impose des mesures pour réduire la consommation d’eau des minières, afin d’éviter des conflits d’usage et de limiter les impacts sur les écosystèmes déjà fragilisés par la crise climatique. 

Les chiffres montrent que les prélèvements des minières demeurent constants, peu importe les variations de précipitations, révélant une pression soutenue sur la ressource même en période d’étiage ou même de sécheresse. 

Eau Secours demande également à Québec d’élargir davantage la portée du registre public, qui exclut actuellement les préleveurs en deçà de 50 000 litres par jour, afin d’obtenir une vision complète et transparente de l’état de la ressource.

Un travail en cours

Eau Secours envisage de mettre à jour l’outil annuellement conjointement avec la publication des données par le gouvernement afin d’assurer un suivi dans le temps de la consommation des grands projets miniers sur notre territoire. Un exercice similaire sera également réalisé pour d’autres secteurs d’activités qui retiennent l’attention de l’organisme. En ce sens, Eau Secours et plusieurs partenaires travaillent à interpréter et analyser les données afin d’exposer certains aspects d’intérêt public. 

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Accédez à l’outil ici

En ligne: https://docs.google.com/spreadsheets/d/1KYwbZd_2Sq1Bk4x3FxvlgFrHmUBrhFIk/edit?gid=1267379799#gid=1267379799

Téléchargez une version Excel: https://eausecours.org/sites/eausecours.org/wp-content/uploads/2025/06/Prelevements-deau-de-lindustrie-miniere-Registre-2012-a-2023.xlsx

Pour plus d’informations

Mathieu Langlois
Responsable des communications, Eau Secours
514-588-5608
communications@eausecours.org

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Outil | Base de données des prélèvements d’eau par les minières

Publié le 16 juin 2025

Les données de prélèvement d’eau par les industries sont rendues disponibles au public par le gouvernement du Québec depuis 2024. Cependant, malgré qu’elles soient maintenant disponibles à tous, ces données n’en demeurent pas plus faciles à consulter ou à comprendre compte tenu du format très brut et indigeste.

C’est pourquoi nous avons entamé un exercice de traitement des données, en commençant par l‘industrie minière, afin d’en faire un outil plus accessible, mais tout de même très complet. Nous espérons que ces données soient utilisées par différents secteurs de la société (groupes citoyens, journalistes, chercheurs, etc.) afin d’alimenter un débat de fond sur la saine gestion et la protection de cette ressource vitale.

En utilisant l’ensemble des données disponibles sur les prélèvements d’eau des minières du Québec (2012 à 2023), l’outil met en lumière l’ampleur de la consommation du secteur, qui totalise 943 milliards de litres d’eau en 12 ans. Nous prévoyons étendre l’analyse à d’autres secteurs industriels.

Extraits de l'outil

Les données brutes du gouvernement sont disponibles ici: https://www.donneesquebec.ca/recherche/dataset/prelevements-eau-volumes-autorises-par-melccfp

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La Municipalité de Saint-Denis-sur-Richelieu certifiée Communauté bleue : un engagement fort pour la protection de l’eau!

8 juin 2025

Saint-Denis-sur-Richelieu, le 8 juin 2025 La municipalité de Saint-Denis-sur-Richelieu est fière d’être nouvellement certifiée Communauté bleue par l’organisme Eau Secours. Cette certification confirme que la Municipalité reconnaît l’eau comme bien commun et faisant partie du patrimoine commun que tout le monde partage et dont la responsabilité incombe à toutes et à tous.

M. Pierre-Luc Archambault, maire de Saint-Denis-sur-Richelieu, a profité de la certification pour souligner l’importance et le rôle essentiel de l’eau pour la municipalité : « L’eau unit notre territoire, nos familles, notre histoire. À Saint-Denis-sur-Richelieu, nous croyons profondément que sa protection doit être l’affaire de toutes et tous. C’est pourquoi nous sommes fiers d’être désormais une Communauté bleue. »

« L’accès à l’eau potable et aux services d’assainissement est un droit humain qui doit être porté par tous les paliers gouvernementaux. Les municipalités qui s’engagent à le respecter et à travailler pour préserver la qualité de l’eau sur le territoire sont des leaders et nous sommes heureuses de souligner leur travail aujourd’hui! » a affirmé Mme Gabrielle Roy-Grégoire, responsable des dossiers de gouvernance de l’eau pour Eau Secours qui félicite la Municipalité pour son engagement.  

Parce que l’eau est essentielle à la vie humaine, elle doit être régie par des principes qui assurent une utilisation raisonnable, un partage équitable et un traitement responsable afin de préserver l’eau pour la nature et pour les générations futures. C’est pourquoi, par cette certification, la Municipalité de Saint-Denis-sur-Richelieu s’engage à :

  • Reconnaître l’eau et les services sanitaires comme droits de la personne;
  • Interdire la vente et la distribution d’eau embouteillée dans les établissements municipaux et lors d’événements municipaux;
  • Maintenir le contrôle public sur les infrastructures d’eau et d’eaux usées.

Saint-Denis-sur-Richelieu est la 46e Communauté bleue du Québec, la 8e en Montérégie et la 4e dans la MRC de la Vallée du Richelieu, après Otterburn Park, Saint-Marc-sur-Richelieu et Beloeil. 

La remise de la certification s’est déroulée lors de la journée de l’eau annuelle, qui a été soulignée par une journée de pêche et de sensibilisation citoyenne au Parc Louis-Joseph Papineau, au Quai municipal, le 8 juin. Le certificat à été remis par Madame Roy-Grégoire au maire de la municipalité, Monsieur Pierre-Luc Archambault accompagné de Éric Lévesque et François Berthiaume, conseillers municipaux.

À propos du projet Communautés bleues

Le projet Communautés bleues a été lancé en 2009 dans le cadre d’une initiative conjointe du Conseil des Canadiens, le projet Planète bleue et le Syndicat de la fonction publique (SCFP). Le tout est coordonné au Québec par Eau Secours.