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Montréal et l’Université McGill deviennent des Communautés bleues

Montréal, le 22 mars 2019 – La Ville de Montréal et l’Université McGill ont reçu aujourd’hui la certification Communauté bleue dans le cadre de la Journée mondiale de l’eau. Pour obtenir cette certification, elles s’engagent à reconnaître le droit humain à l’eau et aux services d’assainissement, à promouvoir la gestion publique de l’eau et à bannir ou éliminer progressivement la vente de bouteilles d’eau dans leurs édifices et lors de leurs événements. Montréal rejoint ainsi une quarantaine de Communautés bleues à l’international, dont des grandes villes comme Paris, Berlin, Madrid et Victoria. Quant à McGill, elle devient la quatrième université dans le monde à obtenir cette certification.

La remise de la certification a été réalisée par Mme Maude Barlow, sommité mondiale en matière d’eau et présidente honoraire du Conseil des Canadiens. La remise s’est tenue à l’Université McGill en présence de M. Sylvain Ouellet, vice-président du comité exécutif et responsable de l’eau et des infrastructures de l’eau de la Ville de Montréal, M. Yves Beauchamp, vice-principal (administration et finances) de l’Université McGill, et Mme Alice-Anne Simard, directrice générale d’Eau Secours.

« En devenant une Communauté bleue, Montréal pose des gestes concrets pour faire face à la crise mondiale du plastique et faire en sorte que ses services d’eau soient, et restent toujours, un bien public. Montréal est maintenant la plus grande ville au Canada à devenir une Communauté bleue et devient un leader dans la lutte pour la défense du droit humain à l’eau. Il y a maintenant plus de 15 millions de personnes qui vivent dans des villes Communautés bleues, et ce nombre augmente chaque jour », explique Mme Maude Barlow.

« La Ville de Montréal reconnaît et affirme que le droit de l’eau et aux services d’assainissement est un droit de la personne. C’est pourquoi, notre administration juge nécessaire de faire adopter une déclaration au conseil municipal pour reconnaître ce droit. Les gouvernements du Canada et du Québec, les Villes, les communautés, tous les acteurs doivent se mobiliser afin que toutes les communautés soient équipées convenablement pour la gestion de l’eau », affirme M. Sylvain Ouellet.

« Au nom de l’Université McGill, je souhaite d’abord féliciter Eau Secours et les organismes fondateurs de la campagne Communautés bleues pour les efforts déployés afin d’encourager les collectivités du Québec et d’ailleurs dans le monde à s’engager pour la cause de l’eau, indique Yves Beauchamp, vice-principal (administration et finances) de l’Université McGill. Nous sommes heureux de voir nos propres efforts récompensés et remercions Eau Secours de nous accorder la certification Communauté bleue. »

Depuis le lancement de cette campagne au Québec il y a quatre mois, les villes d’Amqui, Danville, Nicolet et Rivière-du-Loup ont reçu la certification Communauté bleue. Le Québec regroupe maintenant à lui seul plus de 10% des Communautés bleues dans le monde. « Le projet connaît un franc succès dans toutes les régions de la province auprès de la population et des administrations municipales qui veulent poser des gestes concrets pour protéger l’environnement. Je tiens d’ailleurs à féliciter les Montréalaises et les Montréalais qui demandent depuis des années à la Ville de devenir une Communauté bleue. Cette victoire est la vôtre », se réjouit Mme Alice-Anne Simard, directrice générale d’Eau Secours.

Le projet Communauté bleue est réalisé avec la participation financière de la Caisse d’économie solidaire Desjardins, la coopérative financière des entreprises collectives au Québec. « La Caisse d’économie solidaire Desjardins soutient l’initiative d’Eau Secours et félicite les récipiendaires de cette année », déclare M. Marc Picard, directeur général.

À propos du projet Communauté bleue
Le projet Communauté bleue est une initiative conjointe lancée en 2009 par le Blue Planet Project, le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et le Conseil des Canadiens. Une Communauté bleue est une collectivité qui adopte un cadre communautaire afin de reconnaître l’eau comme un bien commun. Le projet est coordonné au Québec par l’organisme Eau Secours.

À propos d’Eau Secours
Eau Secours, un organisme à but non lucratif fondé en 1997, a pour mission de promouvoir la protection et la gestion responsable de l’eau dans une perspective de santé environnementale, d’équité, d’accessibilité et de défense collective des droits de la population.


Press release

Montreal and McGill University become Blue Communities

Montreal, March 22, 2019 – The City of Montreal and McGill University received today the Blue Community certification as part of World Water Day. To obtain this certification, they commit to recognize the human right to water and sanitation services, to promote the public management of water and to ban or gradually eliminate the sale of water bottles in their buildings and at their events. Montreal joins some forty Blue Communities around the world, including major cities such as Paris, Berlin, Madrid and Victoria. As for McGill University, it becomes the fourth university in the world to obtain this certification.

The certification ceremony was conducted by Mrs. Maude Barlow, eminent specialist on water issues and Honorary Chair of the Council of Canadians. The ceremony was held at McGill University in the presence of Mr. Sylvain Ouellet, vice-president of the Executive Committee and responsible for water and water infrastructure for the City of Montreal, Mr. Yves Beauchamp, Vice-Principal (Administration and Finance) of McGill University, and Ms. Alice-Anne Simard, Executive Director of Eau Secours.

“By becoming a Blue Community, Montreal has taken strong steps to address the global plastics crisis and ensure that its water services are, and will remain, a public trust. Montreal is now the largest municipality in Canada to become a Blue Community and is a leader in the fight to protect the human right to water. There are now more than 15 million people who live in Blue Community municipalities and the number grows every day,” says Maude Barlow.

“The City of Montreal recognizes and affirms that the right to water and sanitation services is a human right. That is why our administration considers it necessary to have a declaration adopted by the municipal council to recognize this right. The governments of Canada and Quebec, the cities, the communities, all the actors must mobilize so that all communities are properly equipped for water management,” says Sylvain Ouellet.

“On behalf of McGill University, I would first like to congratulate Eau Secours and the founding organizations of the Blue Community Project for their efforts to encourage communities in Quebec and around the world to commit to the cause of water, says Yves Beauchamp, Vice-Principal (Administration and Finance) at McGill University. We are pleased to see our own efforts rewarded and thank Eau Secours for granting us the Blue Community certification.”

Since the launch of this campaign in Quebec four months ago, the cities of Amqui, Danville, Nicolet and Rivière-du-Loup have received Blue Community certification. Quebec alone now has more than 10% of the world’s Blue Communities. “The project is a huge success in all areas of the province with the public and municipal governments who want to take concrete action to protect the environment. I would like to congratulate Montrealers who have been asking the city for years to become a Blue Community. This victory is yours,” says Alice-Anne Simard, Executive Director of Eau Secours.

The Blue Community Project is being carried out with the financial participation of the Caisse d’économie solidaire Desjardins, the financial cooperative of the collective enterprises in Quebec. “The Caisse d’économie solidaire Desjardins supports Eau Secours’ initiative and congratulates this year’s recipients, ” says Marc Picard, Executive Director.

About the Blue Community Project
The Blue Community Project is a joint initiative launched in 2009 by the Blue Planet Project, the Canadian Union of Public Employees (CUPE) and the Council of Canadians. A Blue Community is a community that adopts a framework to recognize water as a common good. The project is coordinated in Quebec by the organization Eau Secours.

About Eau Secours
Eau Secours, a non-profit organization founded in 1997, aims to promote the protection and responsible management of water from the perspective of environmental health, equity, accessibility and collective defense of the rights of the population.

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Sayona Mining ne pourra pas contourner la loi : Victoire pour la mobilisation citoyenne!

Québec, le 5 mars 2019 – Une coalition de citoyens, de scientifiques et d’organismes environnementaux se dit satisfaite de la décision annoncée aujourd’hui par le ministre de l’environnement, M. Benoit Charrette, d’appliquer la loi et d’exiger des consultations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) pour le projet de le minière Sayona Mining.

« L’annonce d’aujourd’hui est une victoire pour le droit environnemental au Québec, et surtout, une victoire pour la mobilisation citoyenne. La population pourra enfin poser ses questions et partager ses préoccupations dans le cadre de consultations publiques menées par le BAPE » se réjouit Rodrigue Turgeon du Comité citoyen pour la protection de l’esker.

Alice-Anne Simard, directrice générale d’Eau Secours : « Voilà près d’un an que les citoyen-ne-s en Abitibi mènent ce combat pour protéger leur eau face à une minière australienne qui a tout essayé pour contourner la loi. Cette mobilisation citoyenne sans précédent pour la protection de la meilleure eau potable du monde est une véritable source d’inspiration ».

Raôul Duguay, poète, chanteur et porteur d’eau national des comités pour la protection de l’esker : « Plus de 30 000 citoyen-ne-s, dont une soixantaine d’artistes, chantent victoire et lèvent leur verre à cette décision et à l’esker ! ».

Ugo Lapointe de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine : « La décision d’aujourd’hui envoie un signal clair à l’ensemble de l’industrie : il n’est pas possible de contourner la loi en présentant des projets tout juste sous la barre des limites règlementaires ».

Le 26 février dernier, l’avocat de M. Turgeon, Me Marc Bishai, a envoyé une mise en demeure au ministre pour qu’il applique la loi et exige un BAPE pour ce projet, puisque excédant la limite règlementaire d’une « capacité d’extraction » de 2000 tonnes par jour. Me Bishai, de Michel Bélanger Avocats: « La décision d’aujourd’hui donne raison à l’interprétation que nous faisions de la loi ».

Sidney Ribaud d’Équiterre : « Nous sommes satisfaits que le ministre n’ait pas cédé face aux pressions de la minière. La mobilisation citoyenne a porté fruits. C’est un signal fort envoyé à l’industrie : la protection de l’environnement n’est pas négociable ».

Christian Simard de Nature Québec : « Toute la saga de Sayona Mining soulève tout de même une question de fond non réglée au Québec : Toute mine devrait être assujettie à un examen environnemental complet et des consultations du BAPE, comme cela se fait déjà ailleurs au pays. Ça éviterait de longs et coûteux débats publics… et juridiques ».

Rappelons que la minière australienne propose une mine de lithium à ciel ouvert de 1km de longueur qui produirait plus de 80 millions de tonnes de déchets miniers dans un milieu sensible, à proximité de nombreux lacs et cours d’eau, dont un esker d’eau de source naturelle d’une grande réputation internationale — la même qui alimente l’eau Eska. Plus de cent (100) personnalités et organismes citoyens, scientifiques et environnementaux, de même que tous les partis d’opposition, et tous élus régionaux, dont deux députés caquistes, s’étaient prononcés en faveur d’un examen du BAPE.

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La Ville de Rivière-du-Loup certifiée Communauté bleue

Rivière-du-Loup, le 15 février 2019 – La Ville de Rivière-du-Loup est officiellement certifiée Communauté bleue. La ville s’est qualifiée pour la certification par l’adoption, lundi dernier, d’une résolution dans laquelle elle s’engage à reconnaître le droit humain à l’eau, promouvoir des services d’eau potable et d’eaux usées financés, détenus et exploités par le secteur public, et éliminer progressivement la vente d’eau embouteillée des édifices et événements municipaux. Cette décision de la Ville de Rivière-du-Loup s’inspire notamment de la Politique de gestion de l’eau adoptée par la Ville, de même que de la planification stratégique S’engager pour un futur stimulant faisant la promotion d’une utilisation judicieuse des ressources, dans une communauté qui produit et consomme de façon responsable.

« Nous sommes très fiers de faire partie des Communautés bleues, déclare la mairesse de Rivière-du-Loup, Sylvie Vignet. C’est important pour nous parce qu’on sait que la production de chaque bouteille d’eau à usage unique implique des opérations d’extraction et de transformation qui génèrent de nombreux gaz à effet de serre (GES), alors que l’utilisation de ces bouteilles d’eau ne dure que quelques instants puis produit un déchet qui, bien que recyclable, se retrouve régulièrement à l’enfouissement ou dans la nature. On sait également que l’eau embouteillée provient souvent des réseaux d’eau municipale, dont les frais sont assumés par les citoyens. C’est pourquoi il est logique de changer nos pratiques afin de valoriser notre eau municipale dont la qualité est exceptionnelle ».

« Rivière-du-Loup devient la quatrième ville au Québec à obtenir la certification Communauté bleue, trois mois seulement après le lancement du projet, se réjouit Alice-Anne Simard, directrice générale d’Eau Secours. Ce projet connaît un franc succès dans toutes les régions de la province, surtout grâce à la mobilisation citoyenne pour la protection de l’environnement qui bat son plein en ce moment. Nous sommes chanceux de pouvoir compter sur des villes comme Rivière-du-Loup qui démontrent depuis longtemps leur leadership et se mobilisent pour la cause de l’eau. L’eau est un bien commun et nous avons tous la responsabilité d’en prendre soin ».

« Nous travaillons depuis l’automne dernier sur le projet de retrait de l’eau embouteillée, une idée qui a même été évoquée dans certains ateliers de sensibilisation à l’environnement (Bourse Scol’ERE) que la Ville finance, ajoute Marianne Gagnon, conseillère en développement durable de la Ville. Nous amorçons une période de transition nous permettant de nous ajuster afin de s’assurer d’avoir suffisamment de points de ravitaillement en eau potable dans tous les établissements et lors des événements relevant de la Ville. Aussi, nous voyons cette annonce comme une étape dans une démarche qui vise à sensibiliser plus largement la population et les partenaires pour nous conduire, collectivement, à adopter de plus en plus des habitudes saines pour l’environnement et nos communautés ».

Le projet Communauté bleue, une initiative conjointe du Blue Planet Project, du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et du Conseil des Canadiens, est coordonné au Québec par l’organisme Eau Secours. Au Canada, plusieurs villes détiennent la certification Communauté bleue, dont les villes d’Amqui, Danville et Nicolet au Québec, ainsi qu’une dizaine de villes ontariennes et sept villes de la Colombie-Britannique.

Urgence climatique

Du même souffle, le conseil a adopté une résolution reconnaissant l’état d’urgence climatique en réponse à une demande qui lui a été déposée le 26 novembre dernier par un groupe de citoyens engagés. À l’heure actuelle, plus de 265 municipalités représentant plus de 5,8 millions de Québécois ont appuyé la déclaration d’urgence climatique, dans sa forme originale ou dans une formule adaptée à la municipalité.

« La ville subit déjà les aléas naturels extrêmes attribuables aux changements climatiques, comme les précipitations hivernales accrues ou la hausse progressive du niveau des eaux qui amplifie les problématiques d’érosion. Tout cela se répercute sur la qualité de vie et engendre des coûts importants. Mais, il faut savoir que les gouvernements locaux ont un rôle à jouer. C’est pourquoi nous avons mis en œuvre plusieurs actions visant à protéger l’environnement et que nous adoptons de nouvelles mesures aujourd’hui. En ce sens, nous obtiendrons, dans les plus brefs délais, la mise à jour de nos inventaires, accompagnée d’un plan de réduction des GES qui ciblera les actions prioritaires les plus efficaces. Aussi, la relance de notre planification stratégique (S’engager pour un futur stimulant) devient incontournable parce que les prochaines années seront critiques pour tenter de freiner le dérèglement du climat. Nous serons tous appelés à revoir nos pratiques en fonction de cette réalité afin de trouver les meilleures solutions possibles, dans l’intérêt de la planète et de l’humanité. Voilà ce qui s’appelle s’engager pour un futur stimulant! », conclut Mme Vignet.

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Nicolet devient la troisième Communauté bleue du Québec

Nicolet 11 février 2019 En conférence de presse, la mairesse de Nicolet, Geneviève Dubois, s’est dite très fière que sa ville devienne la troisième Communauté bleue du Québec (toute première en Mauricie et Centre-du-Québec), rejoignant ainsi une quarantaine de villes dans le monde dont Paris, Berlin et Madrid. Au Québec, cette campagne d’éducation et de sensibilisation est coordonnée par l’organisme Eau Secours. La Ville d’Amqui et celle de Danville sont les premières à avoir joint le mouvement mondial qui invite les collectivités à s’engager pour la cause de l’eau.

Le projet Communauté bleue invite les municipalités, les communautés autochtones, les institutions d’enseignement, les communautés religieuses et toutes les collectivités à s’engager à:

1.Reconnaître le droit humain à l’eau et aux services d’assainissement.

2.Promouvoir des services d’eau potable et d’eaux usées financés, détenus et exploités par le secteur public.

3.Interdire la vente d’eau embouteillée dans les édifices publics et lors des événements.

« Aujourd’hui, ce n’est pas que le conseil municipal qui annonce prendre ces engagements, mais aussi des partenaires qui ont à cœur de préserver l’eau potable comme l’École nationale de police du Québec, l’école Curé- Brassard, le Collège Notre-Dame-de-L’Assomption (CNDA) et l’entreprise Thermoform d’Amérique, qui avec des gestes concrets vont faire la différence de notre communauté bleue. Je les remercie d’ailleurs sincèrement de leur implication, » a souligné la première magistrate nicolétaine, Geneviève Dubois. « Le projet Communauté bleue s’inscrivait à merveille dans nos efforts constants en matière de développement durable. Nos élus et nos partenaires sont rendus là, et nous sentons que les Nicolétaines et Nicolétains sont aussi rendus là. Notre eau est d’excellente qualité et coûte 1500 fois moins cher que l’eau embouteillée. J’espère sincèrement que le nombre de communautés bleues va exploser au Centre-du-Québec et partout ailleurs en province. Ce que propose le projet, ce sont des engagements réalistes, peu importe les tailles des municipalités. De plus en plus de villes veulent notamment bannir les bouteilles d’eau et avec le projet de communauté bleue, c’est possible, » explique la mairesse.

« Aujourd’hui, c’est toute une collectivité qui s’engage pour la cause de l’eau. Non seulement Nicolet devient la première ville du Centre-du-Québec à rejoindre le mouvement mondial Communauté bleue, mais des entreprises et des institutions d’enseignement mettent aussi l’épaule à la roue pour protéger notre ressource la plus vitale. C’est la collectivité au complet qui peut être fière! » se réjouit Alice-Anne Simard, directrice générale d’Eau Secours.

Initiatives des partenaires

  • « Éliminer l’eau embouteillée de notre campus constitue un enjeu de taille pour l’École nationale de police du Québec (ENPQ), notamment en raison des nombreux événements que nous tenons annuellement et qui connaissent un taux de participation particulièrement élevé. Je pense ici aux cérémonies de remise de diplômes, aux colloques, séminaires et conférences, ainsi qu’aux journées portes ouvertes et de reconnaissance policière. » – Nancy Lemire, responsable de l’hôtellerie et des immeubles de l’ENPQ.
  • « À l’école Curé-Brassard, déjà nous avons cessé la vente de bouteilles d’eau à usage unique en incitant les jeunes et le personnel à utiliser des contenants réutilisables. » – Patrick Leblanc, directeur de l’école primaire Curé-Brassard.
  • « Du côté du Collège Notre-Dame-de-L’Assomption (CNDA), nous avons cessé la vente d’eau embouteillée et la préservation de l’eau est une préoccupation constante tant de notre organisation que de notre gouvernement scolaire. » – Nathalie Houle, directrice des communications et du développement au CNDA.
  • « Chez Thermoform, nous avions à cœur d’éviter l’eau embouteillée et nous avons plutôt opté pour un système d’osmose inversé raccordé à l’aqueduc municipal pour alimenter en eau nos travailleurs. Ça demande certains investissements, mais on le fait pour l’environnement » – Jérôme Lacerte, directeur général de Thermoform.

Le projet Communauté bleue est une initiative conjointe du projet Planète bleue, du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et du Conseil des Canadiens, appuyée par Eau Secours.

Plus que jamais, il faut poser des gestes pour protéger l’approvisionnement en eau et les services d’eau. La Ville de Nicolet est très fière de faire partie d’un mouvement mondial grandissant pour la mise en valeur et la protection de l’eau publique. Au final, ce sont tous les citoyens et les citoyennes qui en sortent gagnants!

 

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Danville devient la deuxième Communauté bleue du Québec

Danville, le 28 janvier 2019 – Eau Secours est fière de remettre la certification Communauté bleue à la ville de Danville. La remise s’est tenue à l’Hôtel de Ville de Danville en présence de la directrice générale d’Eau Secours. Danville devient ainsi la deuxième Communauté bleue du Québec, après Amqui.

Pour obtenir la certification Communauté bleue, une ville doit s’engager à : 1) Reconnaître le droit humain à l’eau et aux services d’assainissement; 2) Promouvoir des services d’eau potable et d’eaux usées financés, détenus et exploités par le secteur public; et 3) Interdire la vente d’eau embouteillée dans les édifices publics et lors des événements municipaux. Eau Secours se réjouit de voir une deuxième municipalité québécoise devenir Communauté bleue quelques mois seulement après le lancement officiel de la campagne. « Nous sommes heureux de pouvoir compter sur une ville comme Danville qui démontre depuis longtemps son leadership au niveau de la protection de l’environnement », explique la directrice générale d’Eau Secours, Mme Alice-Anne Simard.

Eau Secours tient aussi à féliciter les bénévoles ainsi que l’administration de Danville qui ont travaillé à faire de la petite municipalité une Communauté bleue. « Il y a beaucoup à faire dans la région de l’Estrie en ce qui concerne la protection et la gestion responsable de l’eau. Je pense entre autres à la mobilisation contre l’agrandissement du dépotoir Coventry et aux initiatives citoyennes qui demandent à la ville de Sherbrooke d’abolir la vente d’eau embouteillée sur son territoire. Nous sommes ravis de voir que les citoyens et les citoyennes de la région se mobilisent afin de protéger l’eau et l’environnement et nous espérons que cette mobilisation s’étendra aux municipalités avoisinantes », affirme Mme Simard.

Plusieurs villes au Canada et à l’international sont devenues dans les dernières années des Communautés bleues, incluant des grandes villes comme Paris, Berlin et Victoria. Eau Secours invite les villes québécoises à rejoindre ce mouvement mondial grandissant pour la cause de l’eau. « Pour le moment, Danville et Amqui sont les seules Communautés bleues du Québec, mais nous misons sur plusieurs villes un peu partout dans la province. Nous avons une équipe de bénévoles très actifs qui sont à pied d’œuvre pour que des villes comme Saint-Fulgence, Trois-Rivières, La Minerve et même Montréal deviennent des Communautés bleues », explique Mme Simard.

Eau Secours souhaite aussi soutenir les personnes qui veulent voir leur collectivité devenir une Communauté bleue, par la création et la diffusion d’une boîte à outils de mobilisation et un accompagnement. « Il se passe quelque chose d’exceptionnel au Québec en ce moment. La mobilisation citoyenne pour la protection de l’environnement bat son plein. Nous souhaitons surfer sur cette vague et encourager les citoyens et les citoyennes à se mobiliser aussi pour la cause de l’eau. L’eau est un bien commun et nous avons tous et toutes la responsabilité d’en prendre soin », conclut Mme Simard.

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Un mouvement se lève pour réclamer une évaluation globale du projet Gazoduq/Énergie Saguenay

Communiqué de presse – Pour diffusion immédiate

Saguenay, Québec et Montréal, 9 janvier 2019 – Un large mouvement d’organisations citoyennes et environnementales réclame du gouvernement du Québec qu’il exige une seule évaluation environnementale globale du projet Gazoduq/Énergie Saguenay. Celle-ci irait de la construction du pipeline gazier jusqu’au terminal maritime, en passant par l’usine de transformation du gaz en gaz naturel liquéfié (GNL). Les groupes estiment que ce n’est qu’avec une évaluation globale de ce type que l’on pourra juger des impacts de ce projet sur le Fjord, sa biodiversité (notamment sur les bélugas) et sur le climat par le calcul des gaz à effet de serre (GES) générés par l’ensemble du projet, en amont et en aval.

Actuellement, l’entreprise GNL Québec S.E.C a plutôt choisi de tronçonner son projet et de le faire évaluer séparément par les autorités provinciales et fédérales. Pour les groupes, il s’agit d’une manoeuvre visant à mystifier le public et à masquer les impacts cumulatifs du projet.

Les groupes réclament donc du gouvernement Legault qu’il exige une seule évaluation globale du projet (incluant les émissions de GES en amont et en aval, le pipeline gazier, l’usine de GNL, le terminal et le transport maritime), et qu’il fasse appliquer les modalités de l’entente Canada-Québec de 2010 qui prévoit l’établissement d’une commission d’examen conjointe Québec-Ottawa dans des projets qui touchent les deux juridictions.

Des délais et un format de consultation inacceptables
Dans ce contexte, le lancement en catimini d’une consultation sur la partie gazoduc du projet (une annonce discrète dans un quotidien régional) le 19 décembre, à la toute veille du congé des Fêtes, apparaît tout à fait inapproprié. En effet, le public doit d’ici le 18 janvier prochain signifier ses commentaires sur le site du MELCC concernant les enjeux que l’évaluation provinciale du projet devrait aborder. Et il doit le faire sur un formulaire ne permettant que trois blocs de 250 mots chacun soit 750 mots au total pour commenter un document de… 50 pages.

Les groupes demandent donc au gouvernement, de concert avec l’entreprise, de convenir d’un délai et d’un format plus respectueux des règles de l’art en consultation publique. Ils ne manqueront pas de souligner lors de cette consultation le caractère essentiel d’une évaluation du projet dans son ensemble.

Un projet qui rappelle Énergie Est par son ampleur
Le projet Gazoduq/Énergie Saguenay de GNL Québec S.E.C vise à exporter du gaz fossile de l’Ouest canadien jusqu’au Saguenay, où il doit être liquéfié et transporté par voie maritime jusqu’aux marchés internationaux, notamment l’Asie. Le projet initié par des investisseurs américains représenterait au total des coûts de près de 14 milliards de dollars canadiens (4,5 G$ pour le gazoduc; 9,5 G$ pour l’usine, les réservoirs de stockage et le terminal maritime). Rappelons que le gaz qui serait exporté serait d’origine fossile et que le projet augmenterait de manière significative le trafic maritime sur le Fjord-du- Saguenay et dans une large portion de l’habitat essentiel des bélugas du Saint-Laurent.

Citations
Pour Christian Simard de Nature Québec, « Il est inacceptable d’user d’un artifice juridique pour diviser ce projet en deux et le faire évaluer selon deux processus totalement différents. Sans gazoduc, pas d’usine et sans usine, pas de gazoduc. Il doit y avoir une évaluation globale de ce projet sans quoi il sera impossible d’en évaluer correctement les impacts sur l’environnement et le climat. »

Pour Patrick Bonin de Greenpeace, « Le projet de gazoduc cache un projet beaucoup plus important qui consiste à augmenter la production de gaz fossile (qui requiert majoritairement de la fracturation hydraulique) pour ensuite l’exporter massivement. Ce projet est complètement incompatible avec la lutte contre les changements climatiques et son évaluation doit absolument inclure toute la pollution qu’il génèrera, incluant celle liée à la production et la consommation des hydrocarbures. »

« Le projet présenté, quand on le cumule avec les autres projets industriels sur le Saguenay, est incompatible avec la Loi sur les espèces en péril qui protège l’habitat du béluga du Saint-Laurent, une espèce en voie de disparition. Il entre aussi en contradiction avec la Stratégie maritime du Québec qui prévoit la création d’aires marines protégées et la limitation des impacts de la navigation », indique Sophie Paradis, directrice pour le Québec au sein du Fonds mondial pour la nature (WWF Canada).

« Annoncer une consultation de 30 jours le 19 décembre, à la veille du congé des Fêtes, c’est de la mauvaise foi, de la poudre aux yeux pour faire croire qu’on va chercher le consentement de la population, pourtant essentiel. Ce consentement à des projets gaziers n’existe pas, on l’a vu en décembre dans le sondage commandé par le promoteur! », a déclaré Anne Gilbert-Thévard, de la Coalition Fjord.

« Le corridor déboisé de plus de 30 mètres de large que nécessite le pipeline gazier de l’Abitibi au Saguenay créerait, en plus de fracturer de façon permanente des habitats fauniques importants, un dangereux précédent qui ouvrirait éventuellement la porte au transport de pétrole brut. Nous, à l’Action boréale, n’acceptons pas que nous tentions de faire passer par l’arrière au nord, ce qui est inadmissible de passer par l’avant, au sud. No way. », indique pour sa part Henri Jacob, de l’Action boréale.

Signataires :
Action Boréale
Action Climat Outaouais (précédemment STOP Oléoduc Outaouais)
Action Environnement Basses-Laurentides
Citoyens au Courant de Vaudreuil-Soulanges
Coalition Climat Montréal
Coalition Fjord
Collectif de l’Anse-à-Pelletier
Collectif de la Batture
Collectif du Lac St-Jean contre le gazoduc
Collectif Lac St-Jean contre le gazoduc
Comité de citoyens et citoyennes pour la protection de l’environnement maskoutain
Comité de défense et de décolonisation des territoires – Victoriaville
Comité vigilance hydrocarbures de la MRC des Chenaux
Comité vigilance hydrocarbures de Lavaltrie
Comité Vigilance Hydrocarbures des municipalités de la MRC de Maskinongé
Comité Vigilance Hydrocarbures Repentigny
Comité vigilance hydrocarbures Saint-Sulpice
Eau Secours
Équiterre
Fondation Coule pas chez nous
Fondation David Suzuki
Fonds mondial pour la nature (WWF Canada)
Greenpeace Canada
Le Collectif de l’Anse à Pelletier
Le Collectif de Sainte-Rose-du-Nord
Les Amis de la Chicot de Saint-Cuthbert
Mobilisation Climat Trois-Rivières
Montmagny en transition
Mouvement écocitoyen UNEplanète
Nature Québec
Pétroliques Anonymes
Prospérité sans pétrole – Rimouski
Regroupement vigilance hydrocarbures Québec
Société pour la nature et les parcs, section Québec (SNAP Québec)
Union paysanne

Petition

Eau Secours, Fondation Rivières et Nature Québec lancent une campagne pour arrêter les déversements d’eaux usées

Québec, le 26 novembre 2018 – Au lendemain des déversements de millions de litres d’eaux usées non-traitées par Longueuil et Shawinigan dans le fleuve Saint-Laurent et les rivières Shawinigan et Saint-Maurice, Eau Secours, la Fondation Rivières et Nature Québec lancent une campagne pour exhorter le gouvernement à mettre en place des solutions afin d’arrêter ces déversements et de mieux les encadrer s’ils sont absolument nécessaires.

« Les déversements d’eaux usées semblent être la norme au Québec et on sent que les gens sont vraiment découragés par la situation. Les élus nous disent que ces déversements sont inévitables, mais c’est faux. Plusieurs solutions existent; tout ce qu’il manque, c’est un peu de volonté politique », explique Alice-Anne Simard, directrice générale d’Eau Secours. Les solutions proposées par les groupes incluent la constitution par le gouvernement d’une équipe d’experts en gestion des eaux usées, un encadrement des 93 municipalités qui déversent constamment leurs eaux usées sans traitement, une interdiction formelle d’effectuer des déversements sans autorisation du ministère de l’Environnement, une amende imposée aux municipalités en fonction des volumes d’eaux usées déversés et des mesures d’aménagement du territoire qui s’attaquent au problème en amont, comme réduire l’imperméabilité des sols et aménager des infrastructures vertes.

Une pétition qui s’adresse à François Legault ainsi qu’aux deux ministres impliquées dans le dossier a été mise en ligne. Les écologistes invitent les différents appareils gouvernementaux à travailler en collaboration afin d’alléger les processus et de raccourcir les délais. « Il y a un manque de cohésion au sein du gouvernement. Présentement, c’est le ministère de l’Environnement qui récolte les données sur les déversements, mais c’est le ministère des Affaires municipales qui donne l’argent aux municipalités pour qu’elles se conforment au règlement. Le problème, c’est que les deux ne se parlent pas », déplore Alain Saladzius, président de la Fondation Rivières.

Dans les dernières années, Gatineau, Québec et Trois-Rivières ont chacune déversé des millions de litres d’eaux d’égout, en plus de Montréal qui en a déversé 5 milliards de litres lors du fameux flushgate de 2015. Même si ces déversements ont été largement médiatisés, ils ne sont que la pointe de l’iceberg : il y a eu 62 000 déversements au Québec en 2017, comparativement à 1 300 déversements en Ontario. « Le Québec a un sérieux problème et la situation ne s’améliore pas. Il n’y a eu aucune réduction des déversements depuis que des statistiques sont disponibles. C’est un manque de contrôle flagrant de la part du gouvernement du Québec! Il faut s’attaquer rapidement au problème, surtout que la CAQ a fait des promesses à ce sujet en campagne électorale », explique Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

Les groupes environnementaux s’inquiètent des impacts que ces déversements peuvent avoir sur les écosystèmes et la santé. Les eaux d’égout non-traitées causent des dommages aux espèces aquatiques, se répercutent dans la chaîne alimentaire et, dans certains cas, peuvent poser des risques pour les humains qui boivent l’eau des rivières et du fleuve Saint-Laurent où ces eaux usées sont déversées. « Le gouvernement doit changer les politiques qui permettent aux municipalités de polluer nos cours d’eau. Sans oublier que les déversements pourraient devenir plus fréquents à cause du vieillissement des infrastructures et des changements climatiques. On veut donc que le gouvernement agisse rapidement avant que la situation empire », conclut Mme Simard.