2026-06-02 Communiqué Sondage - Vire au vert-1

Sondage : les Québécois(es) veulent des solutions environnementales qui protègent leur qualité de vie

2 juin 2026

Québec, 2 juin 2026  À quelques mois de la campagne électorale québécoise, un nouveau sondage commandé par Équiterre est sans équivoque : les citoyen(ne)s réclament des engagements concrets pour protéger ce qui est essentiel à leur qualité de vie — l’air pur, l’eau potable, la sécurité alimentaire et une meilleure mobilité. 

Protéger l’eau potable et la qualité de l’air

L’accès à l’air pur et à l’eau potable constitue le fondement même de la santé publique. Or, face à des épisodes de sécheresse, de canicule et de feux de forêt de plus en plus fréquents, les gouvernements tardent à agir à la hauteur des enjeux.

La gestion durable et équitable de l’eau potable n’est plus une option : c’est une nécessité. En l’absence de politiques publiques claires, les pénuries d’eau dans certaines régions du Québec risquent de s’amplifier, ce qui va alimenter les conflits d’usage, notamment au niveau agricole et municipal.

La qualité de l’air et les enjeux de santé reliés à la pollution sont également cruciaux parce que l’air est tout aussi vital. Que leur cause relève de l’aménagement du territoire et des axes routiers – près desquels trop de populations vulnérables sont logées – ou de l’activité industrielle, les problèmes de santé reliés à la qualité de l’air doivent cesser d’être traités comme des enjeux collatéraux.

Quelques chiffres

  • 82 % des répondant(e)s veulent que le gouvernement développe une stratégie industrielle qui ne mette pas à risque la santé de la population.
  • 76 % des répondant(e)s aimeraient qu’on priorise des aménagements qui permettent de récolter les eaux pluviales afin de se prémunir des sécheresses.
  • 67 % des répondant(e)s réclament une stratégie nationale de l’air pour agir sur les problèmes de santé associés à une mauvaise qualité de l’air.

Augmenter l’autonomie et la sécurité alimentaire

Plus de 70 % des répondant(e)s considèrent que chacune des quatre mesures proposées en matière d’autonomie alimentaire devrait être prioritaire pour le prochain gouvernement. Il s’agit d’un signal clair des attentes élevées de la population québécoise sur cet enjeu permettant de renforcer l’autonomie et la résilience du Québec.

Les formations politiques sont ainsi appelées à s’engager concrètement pour protéger la santé des sols, promouvoir une agriculture diversifiée et valoriser les produits locaux.

Quelques chiffres

  • 78 % des répondant(e)s veulent que davantage de producteurs locaux fournissent les institutions (écoles, hôpitaux, etc.) et les détaillants (épiceries).
  • 78 % des répondant(e)s réclament que la santé des sols agricoles soit préservée en réduisant l’utilisation de pesticides et engrais non essentiels.
  • 74 % des répondant(e)s souhaitent que les terres agricoles soient protégées en limitant les usages non agricoles et non essentiels.

Améliorer le service de transport collectif

Pour réduire la congestion automobile, les Québécois(es) s’attendent à ce que le prochain gouvernement investisse dans les alternatives à la voiture. Un réseau de transport collectif et actif structurant, efficace et accessible est en effet la clé d’un changement durable dans nos habitudes de déplacement. 

Pour y arriver, les formations politiques devront non seulement prendre soin des infrastructures existantes, mais aussi intégrer ces solutions à l’aménagement du territoire.

Quelques chiffres

  • 78 % des répondant(e)s aimeraient que le service et la fréquence des réseaux de transport en commun soient améliorés.
  • 75 % des répondant(e)s souhaitent que les nouveaux logements construits dans les villes et banlieues soient desservis par un réseau de transport collectif et actif.

Citation

« Ce sondage révèle que les Québécois(es) adhèrent massivement aux pistes de solutions proposées par la coalition Vire au Vert pour s’attaquer aux enjeux environnementaux d’importance. C’est un plan de match concret qui peut être facilement déployé par les formations politiques qui feront campagne lors des prochaines élections », affirment les membres de la coalition Vire au Vert.

À propos de Vire au vert

Vire au vert (vireauvert.org) est une coalition regroupant une vingtaine d’organisations environnementales et de la société civile québécoise. Elle œuvre à promouvoir des politiques publiques durables, à sensibiliser la population aux enjeux environnementaux et à renforcer le dialogue entre la société civile et les décideurs politiques.

2026-04-22 Communiqué JDLT

Jour de la Terre : la coalition Vire au vert veut des élections provinciales connectées aux « besoins urgents » des Québécois(e)s

22 avril 2026

MONTRÉAL, 22 avril 2026 – À l’occasion du Jour de la Terre, la coalition Vire au vert, regroupant 24 organisations environnementales et issues de la société civile, présente ses attentes pour la campagne électorale à venir et propose une série d’orientations et de pistes d’actions qui auront un impact concret pour bâtir l’autonomie et la résilience dont la population du Québec a besoin.

Reconnecter la politique aux besoins

Pour les organisations membres de Vire au vert, l’environnement n’est pas un enjeu parmi d’autres. C’est un levier pour agir sur ce qui préoccupe les gens au quotidien et leurs besoins les plus urgents : le coût de la vie, la qualité des milieux de vie, la santé et l’avenir de nos enfants.

« Ce qu’on propose aujourd’hui, ce sont des pistes de solution qui ont du sens, qui sont nécessaires et porteuses pour nous rendre plus résilients face aux crises économiques, énergétiques, climatiques et de santé », affirment les membres de la coalition. 

Les Québécois et Québécoises ont besoin de solutions concrètes. Et le Québec a déjà montré qu’il pouvait innover et agir avec audace. Avec un modèle de développement qui nous est propre, nous pourrons mieux surmonter les défis actuels en misant sur nos atouts. 

« Face aux bouleversements économiques, sociopolitiques et climatiques, notre autonomie et notre capacité à affronter les crises passent par la valorisation du territoire, l’utilisation durable de nos ressources collectives et le renforcement de la démocratie », ajoutent les organisations.

Des orientations prêtes à être utilisées par les partis

C’est pour répondre aux défis actuels que la coalition présente aujourd’hui à l’ensemble des formations politiques québécoises une série d’orientations pour guider l’élaboration de leurs futures plateformes électorales.

Des pistes d’action ont été identifiées par les groupes membres de Vire au vert, par exemple mettre en place un répertoire de l’ensemble des prélèvements d’eau pour une meilleure gestion en période de sécheresse, accroître les accès publics aux berges des lacs et rivières pour favoriser la pratique des activités de plein air et développer simultanément les projets d’habitation et de mobilité durable pour répondre adéquatement à la crise de l’habitation et réduire la congestion.

La coalition souhaite ainsi rappeler que notre eau, notre air, nos terres agricoles, notre énergie – et la manière dont nous utilisons ces ressources stratégiques – seront déterminants pour positionner le Québec sur la scène nationale et internationale et assurer un avenir sain, viable et durable pour tous les Québécois et Québécoises.

À propos de Vire au vert

Vire au vert (vireauvert.org) est une coalition regroupant 24 organisations environnementales et de la société civile québécoise. Elle œuvre à promouvoir des politiques publiques durables, à sensibiliser la population aux enjeux environnementaux et à renforcer le dialogue entre la société civile et les décideurs politiques.

Visuels VauV élections 2025 - Cdp consensus | 4 avril 2025

Élections : La position des partis fédéraux sur 39 enjeux environnementaux dévoilée

16 avril 2025

Montréal, 16 avril 2025 – Les résultats d’un questionnaire mené auprès des partis fédéraux concernant leurs engagements environnementaux ont été dévoilés aujourd’hui. 

Les questions posées portaient sur des enjeux cruciaux tels que les changements climatiques, la biodiversité, l’eau, la mobilité durable, l’agriculture et l’alimentation, les ressources naturelles et bien d’autres.

Tous les partis y ont répondu, à l’exception du Parti conservateur du Canada. Le Parti libéral du Canada a quant à lui partiellement participé à l’exercice, en envoyant plutôt une lettre sans répondre aux questions de manière spécifique. Le Nouveau Parti démocratique, le Parti Vert et le Bloc Québécois ont répondu à toutes les questions.

Cet exercice non partisan s’inscrit dans une démarche menée par Vire au vert, une coalition d’une vingtaine d’organisations de la société civile québécoise, et a pour objectif de fournir à l’électorat les informations nécessaires pour faire un choix éclairé.

Le questionnaire a été envoyé aux cinq principaux partis politiques en février 2025. Plusieurs relances ont été faites auprès de tous les partis depuis cette première approche.

L’environnement demeure une priorité

« Malgré une campagne électorale dominée par la situation avec les États-Unis, nous savons que l’action climatique et la protection de la nature demeurent des priorités pour une large proportion de la population », expliquent les organisations membres de Vire au Vert. 

Un récent sondage commandé par la Fondation David Suzuki confirme en effet que l’environnement demeure une priorité pour la population québécoise et canadienne, alors que près de 4 personnes sur 5 (79 %) au Québec et plus de 2 personnes sur 3 (69 %) estiment que le prochain gouvernement fédéral doit prioriser l’action climatique et la protection de la nature.

Des organisations environnementales canadiennes publient également aujourd’hui les réponses des partis à 10 autres questions portant sur l’environnement.

« C’est alarmant de constater que les enjeux environnementaux sont relégués au second plan dans le discours politique alors qu’ils sont indissociables des questions sociales et économiques : on pense au coût de la vie ou à la santé, par exemple. Nous espérons que notre démarche encouragera la population à se rendre aux urnes et à faire entendre sa voix en appuyant les partis prêts à faire ce qu’il faut pour créer un avenir durable et équitable », ajoutent les membres de Vire au vert.

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À propos de Vire au vert

Vire au vert est une initiative de mobilisation citoyenne qui met les enjeux environnementaux au cœur des élections au Québec. Cette initiative se veut un espace destiné aux citoyens et citoyennes et aux élues et élus pour s’informer et se mobiliser sur les enjeux environnementaux lors des élections.

Partenaires de Vire au vert pour les élections fédérales 2025 : 

 

Accès transports viables, l’Association pour la santé publique du Québec, l’Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), le Centre d’écologie urbaine, la Coalition Québec meilleure mine, Eau Secours, ENvironnement JEUnesse, Équiterre, la Fondation David Suzuki, la Fondation Rivières, le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets, le Front étudiant d’action climatique (FÉDAC), Mères au front, Nature Québec, Piétons Québec, Réalité climatique Canada, le Réseau des femmes en environnement, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement, Trajectoire Québec, Vélo Québec, Vigilance OGM et Vivre en Ville.

Autres ressources et actualités
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Élections : 4 des 5 partis fédéraux s’engagent à respecter le Consensus québécois en environnement

4 avril 2025

Montréal,  4 avril 2025 – À l’aube des élections fédérales, quatre des cinq principaux partis politiques – le Bloc Québécois, le Nouveau Parti démocratique (NPD), le Parti libéral (PLC) et le Parti vert – se sont engagés à respecter le Consensus québécois en environnement dans le cadre de l’élaboration de leurs plateformes politiques respectives. 

Cette initiative, portée par la coalition Vire au vert – qui regroupe une vingtaine d’organisations de la société civile québécoise – représente le « strict minimum » à respecter pour assurer la crédibilité des propositions environnementales des plateformes électorales aux yeux de l’électorat du Québec.

Quant au Parti conservateur du Canada (PCC), il n’a toujours pas signifié d’appui au Consensus, et ce, malgré de multiples communications initiées par Vire au vert depuis le lancement du Consensus en octobre dernier.

« On a donné beaucoup de temps aux partis pour qu’ils puissent prendre position, même si pour nous, ce consensus représente le strict minimum à respecter en matière d’environnement. Les élections approchent à grands pas et l’électorat du Québec a le droit de savoir où logent leurs potentiels élu(e)s sur ce plan », affirment les groupes membres de la coalition.

« Qui nous sommes »

La coalition Vire au vert rappelle que le Consensus québécois ne constitue en rien une liste de souhaits idéalistes ou radicaux, mais plutôt une série de grands principes à respecter sur le plan climatique et environnemental.

Par exemple, notre eau, nos lacs et nos rivières sont des richesses collectives précieuses que nous voulons protéger contre la pollution, et nos terres agricoles sont cruciales pour notre résilience alimentaire. Voyez l’ensemble des éléments du Consensus.

« Il s’agit d’une série de choix politiques et sociaux qui ont façonné le développement du Québec, qui représente qui nous sommes comme nation, comme peuple », concluent les groupes.

 

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À propos de Vire au vert

Vire au vert est une initiative de mobilisation citoyenne non partisane qui met les enjeux environnementaux au cœur des élections au Québec. Cette initiative se veut un espace destiné aux citoyens et citoyennes ainsi qu’aux élu(e)s pour s’informer et se mobiliser sur les enjeux environnementaux lors des élections.

Partenaires de Vire au vert pour les élections fédérales 2025

Accès transports viables, Association pour la santé publique du Québec (ASPQ), Association québécoise des médecins pour l’environnement (AQME), Centre d’écologie urbaine, Coalition Québec meilleure mine, Eau Secours, ENvironnement JEUnesse, Équiterre, Fondation David Suzuki, Fondation Rivières, Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets, Front étudiant d’action climatique (FÉDAC), Mères au front, Nature Québec, Piétons Québec, Réalité climatique Canada, Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec, Réseau des femmes en environnement, Trajectoire Québec, Vélo Québec, Vigilance OGM, Vivre en Ville.

Pour plus d’information :

Anthony Côté Leduc
514-605-2000
media@equiterre.org

Autres ressources et actualités
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Élections fédérales: les partis doivent s’engager à respecter le Consensus québécois en environnement

Regroupant une vingtaine d’organisations de la société civile québécoise, la coalition Vire au vert demande aux partis politiques fédéraux représentés à la Chambre des communes de s’engager à respecter le Consensus québécois en environnement dans le cadre de l’élaboration de leurs plateformes politiques respectives pour la prochaine campagne électorale.

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Les groupes environnementaux exigent des gestes forts pour les 100 premiers jours du gouvernement Legault

Des membres de l’initiative Vire au vert félicitent le nouveau gouvernement et tous les député(e)s élu(e)s. Bien que l’environnement ait occupé une place inédite dans la dernière campagne, plusieurs angles morts demeurent et les organisations réclament des engagements climatiques renforcés pour les 100 premiers  jours du prochain mandat de la CAQ.

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Vidéo: L’industrie minière et ses impacts sur l’eau | Vire au vert

Vidéo: L'industrie minière et ses impacts sur l'eau | Vire au vert

26 septembre 2022

Selon un sondage de la firme Léger commandé par la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine (QMM), 79% des Québécoises et Québécois de partout dans la province affirment qu’il faut prioriser l’environnement et la santé même si cela signifie que certains projets miniers devront cesser leurs opérations. Selon ce même sondage, 68% de la population estiment que l’industrie minière engendre des impacts négatifs importants sur l’environnement. Or, le gouvernement du Québec, avec son Plan pour la valorisation des minéraux critiques et stratégiques a lancé la province dans une course au développement minier pour alimenter la transition énergétique. Comment donc marier cette ambition de développement de l’industrie minière avec la protection de l’eau douce et des milieux naturels qui l’abritent?

Un moratoire demandé

Selon Rodrigue Turgeon, co-directeur de MiningWatch Canada et co-porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine (QMM), la population sent déjà la pression de l’industrie minière sur leur territoire puisqu’on observe un véritable boom minier dans le sud du Québec qui touche nommément, l’Outaouais, les Laurentides, Lanaudière et la Mauricie. Une explosion de claims miniers mène déjà à des conflits d’usages dans plusieurs régions. Il ajoute qu’il faut absolument accorder le droit aux municipalités et aux communautés autochtones de désigner des territoires qui sont incompatibles avec l’industrie minière parce qu’une fois qu’un claim est accordé, il est pratiquement immuable. Ce sont ces communautés qui seront directement impactés par les activités minières, donc elles doivent être consultées. C’est pour cette raison que la Coalition QMM demande un moratoire sur les claims miniers afin de revoir la façon qu’ils sont octroyés à l’industrie minière. 

Mine pas notre esker

Les eskers sont des formations géologiques exceptionnelles où l’on retrouve une riche biodiversité et qui fournissent une eau d’une grande pureté. Selon M. Turgeon, 60% des eskers de l’Abitibi-Témiscamingue sont couverts par des claims miniers. Ces endroits uniques et très importants doivent être protégés intégralement selon lui, d’autant plus, qu’ils ne représentent que 7% du territoire de la région. Mais leur protection n’est pas possible dans le contexte actuel puisque c’est contraire au principe inscrit dans la loi qui accorde la préséance à l’industrie minière sur les autres modes d’occupation du territoire. Plusieurs municipalités militent d’ailleurs déjà pour plus de contrôle sur la gestion du territoire.

Les impacts de l’industrie minière sur l’eau et l’environnement

Lorsqu’on répertorie les impacts environnementaux de l’industrie minière, il faut absolument regarder le cycle minier au complet, de la phase d’exploration jusqu’au recyclage des métaux. M. Turgeon rappelle que chacune de ces phases présente une probabilité de contamination de l’environnement et de l’eau. Le processus même d’extraction des minerais fait remonter à la surface plusieurs métaux lourds qui sont très néfastes. La phase du recyclage n’est pas non plus sans ses problèmes, pensons notamment à la Fonderie Horne qui rejette des quantités inacceptables de plusieurs contaminants dans l’air et dans l’eau. 

Des déchets miniers problématiques

Un des gros défis de l’industrie minière est la gestion des déchets miniers selon Ugo Lapointe, co-porte-parole de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine. Pour chaque tonne de matière extraite du sol, une quantité incroyable de résidus miniers sont produits. La proportion de matière extraite par rapport aux déchets produits varie selon la matière, passant par exemple de 1 pour 6 pour le fer, à 1 pour 40 pour le lithium ou le graphite – essentiels pour les batteries. Pour l’or, on parle d’un rapport de 1 pour 1 million! Il faut donc produire une tonne de déchets miniers pour produire 1 gramme d’or. D’ailleurs, M. Lapointe rappelle qu’actuellement, 2 mines sur 3 au Québec sont des mines d’or.

Une fois ces déchets miniers produits, qui contiennent de nombreux contaminants, ils doivent être gérés et stockés de façon responsable. Récemment, Québec a permis à des minières de détruire des lacs et cours d’eau afin d’y entreposer leurs déchets miniers. Selon M. Lapointe, ceci est une pratique digne du 19e siècle qu’il faut absolument stopper avant qu’elle ne devienne courante. D’autant plus que cette pratique n’a pour seul objectif de sauver de l’argent à la minière qui préfère utiliser un “trou” existant plutôt que de construire des digues coûteuses, mais qui sont plus responsables et respectueux des milieux naturels.  

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Vidéo: L’accès public à nos plans d’eau | Vire au vert

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23 septembre 2022

Le Québec regorge de plans d’eau! Cependant, comment se fait-il que la population ait de plus en plus de difficulté à y accéder? André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières, explique que plus on s’approche des grands centres, plus il est difficile de trouver un accès public à un plan d’eau. Il faut savoir que les plans d’eau et leurs berges sont publics, et donc théoriquement accessibles à toutes et tous, mais le paradoxe se trouve dans la possibilité de restreindre l’accès en privatisant tous les terrains autour de l’étendue d’eau. Cette situation fait en sorte que la majorité des accès sont devenus privés, là exactement, où se trouvent la majorité des personnes désirant accéder à l’eau. Ce phénomène est parfois déclenché par un désir de protection des plans d’eau par des municipalités qui voient l’affluence augmenter. L’objectif est souvent de protéger les écosystèmes et de favoriser l’accès à leur résidants. 

Une problématique complexe

Or, selon M. Bélanger, la situation est d’autant plus complexe puisqu’on ne peut plus simplement rouvrir ces accès-là de manière débridée étant donné que le cadre législatif actuel n’est pas à jour. Présentement, il n’y a aucune réglementation qui limite la vitesse des bateaux, qui limite le nombre de bateaux ou qui vise à réduire l’impact sur l’environnement des embarcations. Il faut donc s’attaquer à ce renouvellement du cadre législatif tout en travaillant à améliorer les accès publics aux plans d’eau. 

Ceci passe inévitablement par un recadrage du débat public selon la Fondation Rivières. Par exemple, M. Bélanger explique qu’il faut voir une rivière comme on voit les rues d’aujourd’hui en ville: une zone protégée pour les piétons, une zone pour les vélos et une zone pour les autos. Appliqué à une rivière, nous aurions une zone pour les nageurs, une zone pour les embarcations légères et une autre pour les bateaux à moteur. Comment y arriver? Afin que cette cohabitation soit possible et que le partage des cours d’eau soit amélioré, il faut changer les lois au niveau fédéral et provincial. Ces changements devront obligatoirement prendre en compte les impacts des activités sur la qualité de l’eau précise M. Bélanger. Plusieurs activités, qui ne sont actuellement pas réglementées, ont de graves impacts sur la santé des plans d’eau. On peut penser notamment aux bateaux pour faire du wakeboard qui créent de grosses vagues artificielles et qui peuvent accélérer dangereusement l’érosion des berges s’ils ne restent pas au centre du cours d’eau. Cette érosion à des conséquences désastreuses menant à la libération de phosphore, la création d’algues bleues et éventuellement au vieillissement prématuré du lac. 

L’eau est-elle assez propre pour se baigner?

La qualité des plans d’eau du Québec s’est grandement améliorée depuis les 40 dernières années, au point où M. Bélanger affirme que c’est un mythe cette idée de cours d’eau impropres à la baignade! Le Québec s’est massivement doté de services d’assainissement des eaux qui ont grandement amélioré la qualité des milieux hydriques. Ce qui fait qu’à beaucoup d’endroits, l’eau est de très bonne qualité, pendant l’été. D’ailleurs, la Fondation Rivières suit la qualité de l’eau dans 51 lieux autour de Montréal depuis 20 ans et à trouvé qu’à 50 de ces endroits, l’eau est toujours bonne pour la baignade! À l’automne et au printemps c’est moins sûr puisque la principale source de contamination vient des déversements d’eau usés. L’eau est de meilleure qualité qu’on ne le croit, il faut se la réapproprier. 

Comment bonifier l’accès public aux plans d’eau? 

Pour les municipalités désirant ouvrir des accès pour la baignade, la première étape est de faire une évaluation de la baignabilité, soit de regarder s’il y a des risques, s’il y a un potentiel et quels seraient les protocoles pour la population. La Fondation Rivières accompagne d’ailleurs plusieurs municipalités dans ce processus. 

Du côté de la population, pour faire pression auprès des gouvernements, on peut organiser ou participer au Grand Splash. Ces événements de réappropriation de nos cours d’eau servent à envoyer un message clair au gouvernement du Québec et, par le fait même, à mobiliser les municipalités pour qu’elles s’engagent également à lutter pour améliorer l’accès aux plans d’eau. 

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Vidéo: L’importance des milieux naturels dans le cycle de l’eau | Vire au vert

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20 septembre 2022

Les milieux naturels jouent un rôle crucial dans la protection de nos réserves d’eau douce et donc de l’accès à l’eau potable au Québec. Comme on le dit souvent, tout est lié, et ceci est particulièrement vrai lorsqu’on regarde comment les milieux naturels sont liés au cycle de l’eau. Pourquoi, alors, voit-on disparaître encore et encore ces milieux si essentiels? 

Qu’est-ce que le cycle de l’eau? C’est le mouvement de l’eau qui s’effectue à l’échelle planétaire tout comme à l’échelle régionale. Ce cycle se divise en quatre grandes phases. Tout d’abord, il y a l’évaporation de l’eau de surface vers sa forme gazeuse qui, ensuite, créera de la condensation formant ainsi les nuages. Cette eau retourne éventuellement au sol sous forme de pluie ou de neige lors de la 3e phase: la précipitation. Une fois l'eau revenue au sol, il y a soit infiltration vers les nappes phréatiques ou ruissellement, par exemple, lorsque que l’eau atterrit sur des surfaces imperméables comme le béton, l'asphalte, les infrastructures, etc. Dans ce dernier cas, l’eau rejoindra éventuellement un cours d’eau, puis finira sa course dans la mer. 

Selon Olivier Kölmel, chargé de la campagne forêts et porte-parole chez Greenpeace Canada, nos lois ne sont pas suffisamment à jour pour permettre une protection adéquate de nos milieux naturels et de la biodiversité. Sachant que 25% des milieux naturels du monde se trouvent au Canada, nous avons un devoir et une responsabilité de protéger ces espaces pour assurer le maintien de la biodiversité et du cycle de l’eau. 

Vu leur importance pour la survie de toutes les espèces de la Terre, incluant l’humain, pourquoi tardons-nous à protéger de plus grandes portions du territoire québécois? M. Kölmel nous rappelle que nous avons tendance à nous écarter de la nature. Nous excluons l’humain de notre conception de la nature alors que nous en faisons partie et en dépendons directement pour assurer notre survie – non pas d’un point de vue d’exploitation des ressources, mais d’un point de vue de partie prenante de la biodiversité. 

Il ajoute ensuite que notre exploitation des ressources a dépassé les limites de la nature. Plutôt que de voir la nature comme un ensemble de fonctions interconnectées, nous fragmentons notre relation avec celle-ci. Un exemple concret serait notre manière d’exploiter les forêts au Canada. En coupant sans cesse et plus rapidement nos forêts, celles-ci se rajeunissent. Avant elles pouvaient atteindre 200 à 400 ans d’âge, mais maintenant, elles sont coupées à 40-50 ans et on limite les repousses aux 2 ou 3 essences que nous jugeons importantes commercialement. En plus de la perte directe de biodiversité engendrée par cette méthode, nous voyons apparaître des conséquences plus subtiles. Le caribou forestier ne peut se nourrir adéquatement que dans des forêts âgées de plus de 50 ans. En privant cette espèce emblématique de sa source idéale de nourriture, nous le vouons à disparaître 

En perdant toute cette biodiversité, nous perdons également la capacité de rétention d’eau de ces milieux naturels qui servent de zones tampons. Et les conséquences sont importantes. Entre 2017 et 2019, 314 municipalités ont été impactées par des inondations dont les coûts sont énormes, autant financiers que pour la santé et la sécurité de la population. 

Plusieurs solutions existent déjà pour réduire le ruissellement: plates-bandes récoltrices, barils de récupération d’eau de pluie, surfaces urbaines perméables qui permettent l’infiltration des eaux, etc. Ces infrastructures naturelles sont de plus en plus déployées dans les villes du Québec, mais M. Kölmel rappelle qu’il faut également revoir notre conception des infrastructures et considérer les infrastructures dites vertes comme des investissements plutôt qu’un coût pour la société. Un arbre, en grandissant, crée de la valeur. C’est tout le contraire pour les infrastructures grises, telles que les routes, qui ne font que se dégrader et nécessitent d’être continuellement réparées et entretenues. 

Il ajoute qu’il faut également revoir notre connexion à la nature et aux forêts où l’on trouve 80% de la vie terrestre. Les communautés locales et autochtones sont ainsi indispensables pour nous partager leurs savoirs et connaissances du territoire! Plusieurs groupes à la grandeur du Québec s’organisent pour la protection de leurs milieux naturels. Leurs préoccupations sont importantes pour l’ensemble de la collectivité, il faut absolument les écouter! 

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Vidéo: La gestion municipale des eaux | Vire au vert

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13 septembre 2022

Les infrastructures de gestion de l’eau au Québec ont besoin urgemment d’investissements majeurs pour limiter les risques de défaillance pour s’adapter aux aux besoins des municipalités – une discussion avec Mathieu Laneuville, président-directeur général de Réseau Environnement

M. Laneuville souligne d’entrée de jeu que nous sommes chanceux au Québec de compter 190 milliards en infrastructures municipales, un des plus grand patrimoine public de la province. Cependant, les infrastructures de gestion de l’eau accusent un retard d’investissements de 35 milliards, soit un déficit de 18%. Rappelons que l’eau est une ressource collective gérée par les municipalités grâce au financement du gouvernement provincial. M. Laneuville explique que c’est LE plus grand enjeu des municipalités quant à la gestion de l’eau au Québec puisque ce manquement mène à des risques élevés ou très élevés de défaillance. 

Certaines des conséquences de ces défaillances sont bien connues et font souvent les manchettes, notamment, les surverses et les bris d’aqueducs qui ont des impacts directs sur l’environnement. Cependant, on peut également penser aux mises à niveau nécessaires pour le traitement des eaux usées. Beaucoup de nos infrastructures ont été conçues avant qu’il y ait une prise de conscience collective sur les nouvelles problématiques comme les microplastiques et les perturbateurs endocriniens. Des investissements sont donc nécessaires pour continuer de protéger la santé de la population et l’intégrité de l’environnement. 

Malgré les lacunes identifiées en financement des infrastructures, il est important de souligner que notre eau potable est d’excellente qualité dans tous les réseaux municipaux de la province. Les équipes municipales travaillent très fort pour assurer une qualité de l’eau hors-norme et qui remporte d’ailleurs des prix internationaux pour sa qualité. 

Une des solutions qui permet de diminuer la pression sur les infrastructures municipales est celle de l’économie de l’eau potable, à la maison, dans les industries et les commerces. En évitant la surconsommation d’eau potable, on évite de construire de nouvelles infrastructures de traitement d’eau potable, de sa distribution et de la collecte des eaux usées, mais également de les entretenir par la suite. 

Le gouvernement du Québec doit augmenter le financement des infrastructures municipales afin de permettre la mise à niveau des infrastructures déficitaires. Selon M. Laneuville, une étude effectuée en partenariat avec HEC Montréal a démontré que chaque dollar investi dans les infrastructures en eau a un retour sur investissement de 1,72 $. C’est donc rentable d’investir dans nos infrastructures en plus d’être bon pour l’environnement ainsi que pour la santé humaine.

Dans un contexte de changements climatiques, il est urgent de mettre à niveau nos infrastructures d’eau afin d’assurer un accès continu à l’eau potable et aux services d’assainissement pour l’ensemble de la population. Ceci devrait être une priorité de nos gouvernements et une mesure centrale dans notre plan d’adaptation à la crise climatique.

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